Voie maritime du Saint-Laurent

La voie maritime du Saint-Laurent est ouverte

La voie maritime du Saint-Laurent, l’une des plus grandes artères maritimes du monde, est ouverte à la circulation depuis samedi matin (25 avril 1959). Dans les premières 24 heures qui ont suivi son inauguration, pas moins de 26 navires, 5 vers l’est et 21 vers l’ouest, ont franchi les sept écluses qui séparent les Grand Lacs de la mer.

Le Simcoe, premier navire à s’engager dans la voie à la suite des brise-glaces Montcalm et D’Iberville, a mis 20 heures à parcourir les 121 milles que compte la nouvelle voie d’eau. Le vieux canalier se rendait allégé à Kingston, Ontario, pour y prendre une cargaison de céréales.

Venant de l’Ouest vers Montréal, le canalier Humberdoc a apporté une cargaison semblable d‘Iroquois, Ontario, à Montréal en 16 heures seulement, soit deux fois plus rapidement que s’il avait emprunté l’ancien canal.

Lorsque le brise-glace D’Iberville a inauguré la voie maritime samedi, avec à son bord le ministre des transports du Canada, l’honorable George Hees, et de nombreux dignitaires, près d’une centaine de canaliers et d’océaniques ont levé l’ancre à leur tour pour emprunter les écluses. Tous les navires étaient pavoisés.

Le premier ministre du Canada n’a pas assisté à l’inauguration. Retenu à son bureau, où il a préparé le programme parlementaire de la semaine prochaine, il a préféré décliner l’invitation que lui avait été faite.

Une foule nombreuse, estimée à plusieurs milliers, s’était rendue à bonne heure tout le long de la digue qui se prolonge du pont Jacques-Cartier au pont Victoria. Les préposés aux écluses n’ont eu aucun incident à signaler. Longue de plus de 700 pieds, celle de Saint-Lambert peut accommoder deux navires à la fois. On prévoit que 25 millions de tonnes de marchandises passeront par le nouveau canal. Ce chiffre sera double en 1965, prévoit-on.

Le péage exigé aux navires dans la nouvelle voie est de six cents du tonneau du navire, plus 95 cents la tonne de cargaison général et 42 cents la tonne de cargaison brute. Ce péage autorise aussi la circulation dans le canal Welland, aménagé il a 27 ans afin de permettre aux navires de contourner les chutes Niagara entre les lacs Ontario et Erie. Des tarifs fragmentaires seront perçus pour des voyages partiaux.

Le nouveau canal peut accommoder des navires de 730 pieds de longueur. Pour l’instant, le tirant d’eau est limité à 22 pieds 6 pouces, mais une fois terminés les travaux de dragage, le tirant d’eau sera porté à 25 pieds 6 pouces. Les écluses ont 27 pieds de profondeur

(C’est arrivé le 25 avril 1959).

Circonscription électorale de Sainte-Marie-Saint-Jacques

Cette circonscription électorale située dans les limites de la ville de Montréal donne sur le Saint-Laurent, à la hauteur du pont Jacques-Cartier. Légèrement agrandi au sud., en 1992, aux dépens de la circonscription de Westmount-Saint-Louis, son territoire de 10 km carrés résulte d’une fusion établie en 1988 à partir des circonscriptions de Sainte-Marie et de Saint-Jacques, quant à lui, provient de l’église Saint-Jacques-le-Majeur construite en 1823 à l’angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis.

Cette première Cathédrale de Montréal, mise sous le patronage de saint Jacques, en hommage à monseigneur Jean-Jacques Lartigue, premier évêque de Montréal, n’existe plus, sauf sa façade qui est intégrée au pavillon Judith-Jasmin de l’Université du Québec à Montréal. Essentiellement urbaine, cette circonscription compte plus de cent entreprises manufacturières en tête desquelles se trouvent celles domaines des aliments, de l’imprimerie, du vêtement et du tabac. On y trouvait autrefois l’ancien quartier Latin.

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Voie maritime du Saint-Laurent. Une vieille écluse du canal Lachine. Photo : © Histoire-du-Québec.ca.

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