Histoire du Québec

Avant la découverte - Verrazano et Roberval

Avant la découverte du Canada – Verrazano et Roberval

Aujourd’hui, les noms de Verrazano et Roberval, Coligny, Jean de Kolno, Ribault ou Laudonnière sont presque oubliés.

Pourtant, ces hommes ont contribué à l’expansion française en Amérique. Par exemple, l’expédition confiée au navigateur florentin Giovanni da Verrazano, fut soutenue par François Ier. Sa «flotte», réduite à la seule DAUPHINE, quitta Madère le 17 janvier 1524.

À l’issue d’un voyage de cinquante jours, Verrazano arrive à hauteur de la Caroline du Nord. Il a l’intention de continuer ver le nord, mais le mauvais temps l’oblige à faire demi-tour après être arrivé près du site de la future New York (qu’il nomma Angoulême). Il débarque à Dieppe le 8 juillet 1524. Dans son rapport fait à François Ier, Verrazano admet son échec.

Verrazano et Roberval

Roberval. Portrait de l’époque. Image libre de droits.

Mais Jean Le Veneur, le Grand Aumônier de France, fait sienne l’idée de trouver le passage ver la Chine, et il convainc le roi de soutenir son projet de voyage. Il présente au souverain l’un de ses parents, Jacques Cartier, un pilote expérimenté qui était selon lui le plus apte à mener à bien cette expédition. Ici finit la grande histoire des voyages de ces deux navigateurs.

Voyage de Verrazano

Giovanni da Verrazano atteignit la côte américaine à hauteur de la Caroline du Nord, puis remonta vers le nord. Faisant escale de temps à autre, mais sans s’engager à l’intérieur des terres par crainte des Indiens ou des animaux « plus sauvages que ceux d’Europe », écrit-il, il rédigea, sans jamais quitter sa dunette, la première description des côtes américaines, entre la Géorgie et le Maine, et des habitants de ces régions.

En un certain point, Verrazano découvrit « un coin très plaisant, bordé par deux collines, et où une très large rivière venait se jeter à la mer ». Mettant une petite embarcation à la mer, il pénétra à l’aviron dans ce qui deviendra plus tard le port de New York. « Très semblables à ceux que nous avions rencontrés », note-t-il, « les indigènes s’assemblèrent pour nous accueillir avec de grands cris d’admiration et ils nous indiquèrent l’endroit qui convenait pour tirer notre embarcation au sec. Nous remontâmes la rivière sur une demi-lieue et constatâmes qu’elle formait un large bassin de trois lieues de circonférence. »

Verrazano, qui espérait toujours atteindre Cathay, n’avait pas escompté découvrir « une telle barrière de terres neuves ». En reliant ainsi les explorations effectuées par les Espagnols au sud et les reconnaissances poussées par les Anglais au nord du continent, Verrazano venait de démontrer que l’Amérique était d’un seul tenant. La principale conséquence de son voyage fut donc de dissiper une fois pour toutes la confusion qui voulait que l’Amérique et l’Asie ne fussent qu’une seule et même terre.

Cependant, le navigateur se refusait à admettre les faits et, bien que rallié à la notion de continent américain, il persistait à penser qu’il existait une brèche dans la côte barbare de l’océan Atlantique, qui permettrait d’atteindre l’Asie. Lorsque, par-delà les langues de sable du cap Hatteras, il aperçut le détroit de Pamlico, et son large plan d’eau, il se persuada qu’il se trouvait en présence non seulement d’un passage, mais des rivages du Pacifique.

Verrazzano se hâta de conclure que le Pacifique s’avançait à travers l’Amérique jusqu’au cap Caroline, l’un des parages les plus dangereux du point de vue de la navigation. La carte établie d’après son voyage, et la plupart de celles qui furent publiées pendant le demi-siècle suivant, donnent au Pacifique le nom de « mer de Verrazano » et représentent de la sorte cet océan.

Les Caraïbes

Les Caraïbes. Photo de Megan Jorgensen.

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