Histoire du Québec

Traditions d'autrefois

Vous vous souvenez de ces traditions d’autrefois

Les plus vieux se souviendront de ces traditions d’autrefois que l’on se remémore parfois et qui même vivent encore…

Les mille Ave récités la veille de Noël qu’ on récitait encore il y a une génération à peine. La bénédiction du Jour de l’an par le père de la famille, tous les enfants et l’épouse agenouillés à ses pieds: une tradition qui vit encore dans beaucoup de familles.

La vente des bancs, une vente à l’enchère que fait la fabrique des bancs disponibles : chaque famille a son banc pour la messe de minuit, les dimanches, les jours de fête. Une tradition qui existe encore dans certaines paroisses rurales.

La bénédiction des enfants le jour de la Sainte-Famille, entre les Rois et le Nouvel An : toutes les familles et leurs enfants se rendaient à l’église pour y embrasser le petit Jésus de la crèche. Aujourd’hui cette pratique est souvent intégrée à la célébration de la messe alors qu’autrefois elle avait plutôt lieu vers 3h00 pm le dimanche de la Sainte-Famille.

Ces quelques traditions de Noël ne sont pas les seules. Pâques est une fête tout aussi riche en traditions :

L’eau de Pâques puisée avant le lever du soleil le jour de Pâques et qu’on conservait précieusement toute l’année. Un vieux dicton raconte que “l’eau de Pâques est bonne pour tout sauf pour le mal de dents”. Un autre raconte que “le matin de Pâques, le soleil danse”.

Le carême était évidemment une période de jeûne obligatoire au quatre-temps, le vendredi saint. La levée des interdictions se terminait le samedi saint au midi. Beaucoup observait aussi le silence complet de midi à trois heures, le vendredi saint Le pain aussi se prêtait à la tradition: on traçait une croix sur la pâte avant de la pétrir, et sur le pain avant de le trancher. On disait aussi “Avec un pain de Ste-Geneviève, tu ne manqueras pas d’argent de l’année…

Le mois de mai, mois de Marie et des prières aux croix de chemin (on saluait aussi en passant devant une croix ou une cloche) était le mois du beurre non salé : “Du beurre non salé le premier mai se conserve toute l’année”. “La première eau de mai est bonne pour les yeux” mais si ce sont les oreillons que vous avez “On guérit les oreillons avec un morceau d’auge à cochons !” Quand à l’eau de forge, elle était bonne “pour se frotter les reins”. En février, la Chandeleur voyait la bénédiction des gorges car “A la Chandeleur, la neige est à sa hauteur”. Déjà, les jours se font plus longs: “Le jour avance un pas d ’ oie aux Rois, une heure à la Chandeleur, un pied à la Trinité”. i ».* Il y en a bien d’autres de ces traditions trop longues à énumérer et à répertorier qui appartiennent à la tradition catholique comme l ’ Angélus du midi, la marche au caté­chisme, les Rogations et la quête pour les biens de la terre, le scapulaire et les médailles miraculeuses ou encore à l’imagerie populaire comme le quéteux, son sou et sa paillasse ou les jeteux de sort, les fantômes et le loup-garou ou le cérémonial du mariage qui possédait son imagerie particulière. Pour terminer, ces voeux de Noël aigre-doux: “À Noël, du charbon pour le malpropre, de l’oignon pour le braillard…”

Joyeux Noël !

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Joyeux Noël.
Joyeux Noël. Photo de Histoire du Québec.ca.