Te Deum en l’honneur des Anglais : Le chanoine Briand loue la magnanimité anglaise
Le 4 juin 1763, M. le chanoine Jean-Olivier Briand, Vicaire général, a demandé par mandement qu’on chantât, dans toutes les paroisses, un TE DEUM d’action de grâce pour le bienfait de la paix. À l’occasion de cette ordonnance, il a rendu témoignage des bons comportements des nouveaux maîtres du Canada. Voici en quels termes:
« La reddition de Québec vous laissait à la disposition d’une armée victorieuse. Vous fûtes sans doute d’abord alarmés, effrayés, consternés. (…) Vous ignoriez que l’aimable et toujours attentive Providence vous avait préparé un gouverneur. Celui-ci, par sa modération, son exacte justice, ses généreux sentiments d’humanité, sa tendre compassion pour le pauvre et le malheureux, et une rigide discipline à l’égard de ses troupes, devait faire disparaître toutes les horreurs de la guerre.
Où sont en effet les vexations, les concussions, les pillages. Tout comme les onéreuses contributions qui marchent ordinairement à et la suite de la victoire? Ces nobles vainqueurs ne vous parurent-ils pas, dès qu’ils furent nos maîtres. Oublier qu’ils avaient été nos ennemis, pour ne s’occuper que de nos besoins et des moyens d’y subvenir ? Vous n’avez sûrement pas perdu le souvenir des mouvements que s’est donnés Son Excellence, l’illustre et charitable Général Murray. Tout comme des aumônes considérables qu’il a procurées pour la subsistance des pauvres. Vous n’avez pas oublié ses sages et efficaces précautions pour empêcher la disette dans son gouvernement. »
L’abbé Briand a cru opportun d’avertir les curés « de l’étroite obligation. Où ils sont d’expliquer à leurs peuples les motifs qui doivent les porter à l’obéissance et à la fidélité envers le nouveau gouvernement. De plus, de leur faire comprendre que leur bonheur, leur tranquillité. Aussi comme l’exercice de leur religion et leur salut en dépendent. »
(Tiré du journal Boréal Express).
