Saint-Roch-de-Mékinac

Paroisse de Saint-Roch-de-Mékinac

La population de Saint-Roch-de-Mékinac tourne autour de 300 Mékinacoises et Mékinacois. Cette paroisse, fondée en 1905 et située dans la région administrative de la Mauricie, s’étire sur une superficie de 155 kilomètres carrés. Elle fait partie de la Municipalité régionale de comté de Mékinac.

Saint-Roch-de-Mécinac est perchée sur une falaise d’une hauteur de cent mètres au-dessus du Saint-Maurice. Sa naissance est due au développement de l’industrie de la forêt dans la vallée du Saint-Maurice au début du XXe siècle et Saint-Roch-de-Mékinac fut d’abord créé comme poste de relais pour les draveurs et travailleurs d’industries connexes. C’est une ville symbole de l’histoire de la navigation sur le Saint-Maurice.

En langue autochtone, le mot Mékinac signifie tortue, le toponyme provient sans doute des montagnes avoisinantes, dont la forme est semblable à une tortue.

La vue sur le St-Maurice est superbe, notamment depuis l’Auberge Mékinac qui se trouve à l’embouchure de la rivière Mékinac. L’observatoire du village est situé en face de l’ancienne église en pierre des champs, d’où on peut observer la rivière. On peut aussi descendre vers la rivière.

Parmi les attraits du village, on remarque l’église. On peut loger au «Camping et Marina Mékinac» qui accueille les visiteurs et plaisanciers. La «Location Mékinac» peut louer des embarcations pour des randonnées nautiques à partir du quai Mékinac. Par ailleurs, pour les touristes, il y a quelques restaurants, stations de services, une auberge et un motel.

Saint-Roch-de-Mékinac a été la deuxième municipalité au Québec à adhérer à la déclaration d’Hérouxville sur la nécessité de préserver le patrimoine historique et le mode de vie des Québécois.

Historique de Saint-Roch-de-Mékinac

La rivière Mékinac, à l’embouchure de laquelle s’est implantée cette municipalité de la Mauricie, coule dans la partie nor du territoire. Située à une dizaine de kilomètres de Grandes-Piles, Saint-Roch-de-Mékinac occupe la rive est de la rivière Saint-Maurice. Les nombreux lacs (Alice, Sirois, à la Blague, Pleau, Méduse) que l’on retrouve surtout dans la partie est du territoire attirent en grand nombre des amateurs de chasse et de pêche. Détachée de Saint-Jean-des-Piles et de Saint-Jacques-des-Piles, la paroisse de Saint-Roch-de-Mékinac, fondée vers 1880, est érigée tant canoniquement que civilement en 1905.

La même année, la municipalité de paroisse homonyme est établie. Le bureau de poste ouvert à compter de 1887 répond à l’appellation de Rivière-Mékinac. Le nom de saint Roch, né à Montpellier vers 1300 et mort en 1350, a été retenu parce que monseigneur Laflèche, évêque de Trois-Rivières, a visité la mission le 16 août 1887, jour de Saint-Roch. Roch ayant contracté la peste à Rome, où il poursuivait son apostolat sera nourri, suivant la légende, par un chien dans la forêt où il s’était retiré. Cette situation donna naissance à l’expression « saint Roch et son chien », pour souligner que deux personnes sont étroitement unies.

Pris pour un espion, il mourra en prison. L’algonquin mikinak a pour sens « tortue » et aurait été attribué à une montagne des environs dont la configuration rappelait la forme de cet animal. Il demeure toutefois possible que l’abondance de tortues dans cette portion du territoire explique cette appellation.

Pierre-ville
Paysage de la Mauricie. Photo des années 1920, image libre de droits.

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