Histoire du Québec

Saint-Maxime-du-Mont-Louis

Municipalité de Saint-Maxime-du-Mont-Louis

La municipalité de Saint-Maxime-du-Mont-Louis regroupe une population d’environ 1200 Mont-Louisiennes et Mont-Louisiens. Elle recouvre une superficie de 220 kilomètres carrés. La municipalité fait partie de la région administrative de Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et de la municipalité régionale de comté de La Haute-Gaspésie.

Saint-Maxime-du-Mont-Louis, nichée entre mer et montagnes, se compose de trois villages, soit Mont-Louis, L’Anse-Pleureuse et Saint-Antoine-de-Gros-Morne, avec l’horizon comme voisin d’en face, le roulement des vagues comme musique de fond et les  montagnes comme refuge…

Les gens de ces charmants villages sont serviables et très débrouillards, mais surtout ils sont attachants, ils vous sourient, ils vous saluent de la main, ils prennent le temps de s’informer les uns des autres.

Le nom de Saint-Maxime-du-Mont-Louis honore le roi Louis XIV qui établit la première seigneurie dans la région.

Dès 1697, des postes de pêche sont construits dans le littoral, alors, Mont-Louis devient l‘un des plus importants postes de pêche de la côte. En 1758, lors de la conquête de la Nouvelle-France, les troupes du général Wolfe tout saccagent et tout détruisent.

La municipalité renaît peu à peu. Elle est constituée civilement en 1884, mais elle demeure toujours une localité dédiée à la pêche jusqu’aux années 1950, quand l’exploitation de la mine de Murdochville devient l’un des principaux moteurs de l’économie locale.

De façon graduelle, les industries secondaires sont apparues en diversifiant l’économie avec des projets souvent novateurs pour transformer les ressources, tant dans le domaine des pêches que celui de la forêt.

Aujourd’hui, l’industrie de la forêt est ici la plus importante. On trouve le groupe GDS et l’entreprise de travailleurs forestiers Yoland Laflamme inc. L’industrie de la pêche représente le deuxième secteur d’activité; mentionnons les usines de transformation de poissons Cusimer inc. et l’entreprise Atkins & Frères (poisson fumé).

Les vacanciers et les résidents bénéficient de la proximité avec le parc de la Gaspésie et la réserve faunique des Chic-Chocs qui ajoutent grandement aux attraits locaux.

Mont-Louis vous retiendra avec sa merveilleuse baie et sa belle plage sablonneuse de deux kilomètres, sa rivière et ses nombreux lacs à truite. L’Anse Pleureuse vous charmera avec ses barques qui reposent dans son anse abritée des vents et Gros Morne surprendra avec ses formations rocheuses.

On y voit de nombreux lacs à truite, plusieurs sentiers pédestres ornithologiques qui donnent l’accès au Sentier international des Appalaches. Le site de la Roche Pleureuse à L’Anse-Pleureuse, où on admire la chute de la roche pleureuse avec son belvédère d’observation; la station piscicole de l’Anse-Pleureuse; la piste provinciales pour motoneiges et vélos de montagne; la colonie de guillemots à miroir à Gros-Morne  ; une boutique d’artisanat, – tout cela et beaucoup plus fait de Saint-Maxime-du-Mont-Louis un endroit idéal pour les vacances.

À Mont-Louis, un camping en bordure de la mer, avec service pour motorisés et avec étang de pêche, est aménagé, ainsi que un camping l’Anse-Pleureuse)

D’ailleurs, avec ses différents commerces, bistrot, restaurants, terrasses, galerie d’arts chacun y trouve son compte.

Pour rejoindre Saint-Maxime-du-Mont-Louis, il faut emprunter la route 132. La distance entre la municipalité et Cap-Chat est d’environ 75 kilomètres. Grande-Vallée se situe à 52 kilomètres.

Pour l’usager de la route qui se rend à Gaspé, via la route 198, Saint-Maxime-du-Mont-Louis se situe à 47 kilomètres de Murdochville.

Historique de Saint-Maxime-du-Mont-Louis

Implantée au nord des monts Chic-Chocs, sur la rive sud du Saint-Laurent, Saint-Maxime-du-Mont-Louis, suivant la dénomination courante abrégée qui porte le bureau de poste depuis 1853, occupe le pourtour d’une vaste baie, à l’embouchure de la rivière de Mont-Louis. Quelques résidences mises à part, sur les hauteurs, à l’ouest, la majeure partie des habitations se concentrent sur le haut de la plage à l’est de la rivière de Mont-Louis. Inséré entre Mont-Saint-Pierre et Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, le territoire est sillonné de nombreux ruisseaux et rivières, en plus de compter maints lacs. Au XVIIIe siècle, cet endroit constituait un important poste de pêche à la morue que Denis Riverin considérait comme l’endroit le meilleur du fleuve Saint-Laurent pour faire la pêche à la morue.

Habité par douze familles en 1697 et par 53 en 1699, le poste sera abandonné en 1702. Par la suite, les entreprises de pêche s’établiront sur l’extrémité du barachois de Mont-Louis, étendue de terre comrpsie entre la rivière et la baie, à l’est de l’embouchure de la rivière de Mont-Louis. En 1758, les soldats de Wolfe pillèrent et brûleront le poste de pêche.

Avant sa fondation en 1867, la paroisse de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, qui comptait quelque 200 habitants en 1863, suivant Stanislas Drapeu, était incluse dans celle assez vaste de Sainte-Anne-des-Monts. Érigée canoniquement en 1875, elle transmettra son appellation à la municipalité officiellement établie en 1884.

Elle tirerait sa dénomination, selon Hormisdas Magnan, du prénom de l’abbé Maxime Tardif (1821-1850), secrétaire de monseigneur Pierre-Flavien Turgeon lors de la fondation de la paroisse, ainsi que du nom de la seigneurie de Mont-Louis, concédée à Nicolas Bourlet, banquier et marchand de Paris, avant 1702. Attribuée à la rivière qui coule vers le Saint-Laurent dans une vallées resserrée, cette appellation évoque le grand roi Louis XIV (1638-1715), souverain régnant (1643-1715) lorsque la première concession de terre a été effectuée. Dans les textes anciens figure la forme Saint-Maxime-des-Monts-Louis. Il est de plus intéressant de noter que trois communes de France portent le nom de Mont-Louis dans le Cher, l’Inde-et-Loire et les Pyrénées-Orientales.

Hameau de Gros Morne

Le hameau, sis à 13 km à l’est de Mont-Louis se situe dans un des coins les plus pittoresques de la côte nord de la Gaspésie. La dénomination historique de Gros-Morne était cependant Grand-Male (1728), écrit aussi « Masle », « Mâle » et Gros-Mâle (1758). Ce mot faisait allusion à la montagne qui s’avance sur le rivage dans la direction du Saint-Laurent. Du point de vue linguistique, le mot mâle appartient appartient au radical pré-romain « mâl » signifiant « éminence rocheuse ». Vers la fin du XIXe siècle, on a déformé localement le toponyme, surtout en « gros môle parce que l’appellation historique déplaisait aux résidents du lieu. Le bureau de poste de l’endroit en 1904 et toujours en service, a pris le nom de Gros-Morne pour éviter de retenir le nom en usage Gros-Mâle. Le hameau et plus tard le cap et le ruisseau qui l’arrose virent également leurs désignations modifiées. Le mot « morne », un terme des Antilles tiré de l’espagnol « morro », monticule, rocher remonte à un radical pré-romain « murr », au sens d’éminence. Le terme a été introduit en Nouvelle-France par les explorateurs. En 1754, Chaussegros de Léry mentionne dans son journal le toponyme Gros Morne Pellé, au lac Érie. Variante : Saint-Antoine.

Saint-Maxime-du-Mont-Louis

Vue sur Saint-Maxime-du-Mont-Louis vers la fin du XIXe siècle.