Histoire du Québec

Saint-Ludger

Municipalité de Saint-Ludger

Saint-Ludger est une pittoresque municipalité qui recouvre une superficie d’environ 124 kilomètres carrés, dans légion administrative de l’Estrie. Elle fait partie de la municipalité régionale de comté du Granit et regroupe près de 1200 Ludgéroises et Ludgérois.

La municipalité est située sur la rivière Chaudière et ses voies de communication, parallèles à la rivière, conduisent vers les deux pôles d’attraction qui sont d’abord Saint-Georges de Beauce et puis la ville de Québec.

Le nom retenu pour identifier le village rappelle le frère François-Amable-Ludger qui s’est noyé en 1876, et l’évêque Ludger Têtu, un ami du premier missionnaire de l’endroit.

Les premiers colons s’installent dans ces lieux vers 1883, et la mission de Saint-Ludger de Risborough voit le jour par un décret du Cardinal Taschereau, archevêque de Québec, L’érection canonique en paroisse survient en 1932.

Ensuite, des querelles entre campagnards et villageois sont à l’origine de la création de trois municipalités : le Canton de Gayhurst-Partie-Sud-Est, le Village de Saint-Ludger et la Municipalité de Risborough-Partie-Marlow.

Les municipalités se retrouvent enfin en 1972. Mais, l’ordonnance fédérale de représentation de 1996 divise, une fois de plus, la paroisse. Depuis, la concertation et les efforts des citoyens permirent, début 1998, le regroupement des trois municipalités en une seule, Saint-Ludger.

Aujourd’hui, la scierie d’origine sur la rue du Moulin, l’ancien magasin général qui abrite maintenant une coopérative agricole et trois croix de chemin disséminées dans les rangs, commémorent le passé des Ludgérois.

L’église de Saint-Ludger mérite une attention. L’intérieur de cette église, construite en 1901 et agrandie en 1911, possède un cachet spécial. De style néogothique, il met en relief de magnifiques dorures laminées et sculptures décoratives, ainsi que des transepts, c’est-à-dire des galeries transversales qui séparent le chœur de la nef, en formant les bras de la croix.

Longue de 185 kilomètres, la rivière Chaudière prend sa source dans le lac Mégantic et coule vers le nord pour rejoindre le fleuve Saint-Laurent à Lévis. La rivière est un site d renom d’activités de plein air, particulièrement près du lac Mégantic.

Historique de la municipalité de village de Saint-Ludger

Minuscule territoire d’à peine 0,2 km carrés et comptant autour de 200 habitants, la municipalité de Saint-Ludger, couramment désignée autrefois comme Saint-Ludger-de-Frontenac, se situe dans la partie nord-est de la MRC du Granit, sur la rive sud de la Chaudière.

Distante de Lac-Mégantic d’environ 25 km, et implantée à 15 km au sud de Saint-Gédéon, cette localité demeure l’une des plus jolies de la région. L’agriculture, l’industrie laitière ainsi que les industries rattachées aux produits de l’érable et aux vêtements de sport constituent la caractéristique de l’économie ludgéroise. Arrivés sur les lieux en 1883, les premiers colons de Saint-Ludger-de-Risborough, comme on désignait les lieux à l’époque, seront desservis, sur le plan religieux, par le curé de Saint-Samuel-du-Lac-Drolet à compter de 1887. Détachée de Saint-Samuel, la mission de Saint-Ludger voit officiellement le jour en 1892, et, bien que son érection canonique en paroisse ne survienne qu’en 1932, elle constitue une paroisse civile dès 1896 et une municipalité de village en 1921, découpée à même le territoire de la municipalité du canton de Gayhurst-Partie-Sud-Est, plus à l’ouest.

D’ailleurs, des querelles entre campagnards et villageois sont à l’origine de la création de ces dernières ainsi que de celle de Risborough-et-Partie—de-Marlow en 1901. Le nom, qui identifie également le bureau de poste ouvert en 1898, fut retenu à la demande de monseigneur Henri Têtu (1849-1915), auteur de nombreux ouvrages dont Les Évêques de Québec (1889). Il voulait rappeler son frère, François-Amable-Ludger, prêtre également, qui s’est noyé accidentellement en 1876, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. D’autre part, son père se prénommait ainsi et l’abbé Ludger Têtu était un ami très cher du premier missionnaire de l’endroit, Samuel Garon (1843-1919), curé de Saint-Sébastien de 1878 à 1888.

Ancienne Municipalité de Risborough

À environ 25 km au nord-est de Lac-Mégantic, entre Saint-Robert-Bellarmin et Audet en Estrie, se situe cette entité administrative connue à l’origine comme la municipalité des cantons unis de Risborough-et-Partie-de-Marlow. Cette appellation était tributaire de la situation géographique de la municipalité, en partie dans le canton de Risborough proclamé en 1920, mais qui identifiait le bureau de poste dès 1871 et qui figurait sur la Gale et Duberger en 1795, et en partie dans celui de Marlow, qui remonte à 1850. Ces deux noms de lieux évoquent d’une part une ville d’Angleterre (Monks Risborough ou encore Princes Risborough, dans Buckingham), et d’autre part une ville du même comté de Buckingham.

En 1992, la dénomination municipale estimée trop longue par les citoyens et sans assise véritable dans l’usage a été réduite à Risborough.

Officiellement érigée en en 1901, cette municipalité compte plus de 1000 habitants disséminés sur un territoire de plus de 89 km carrés, arrosé par la rivière Samson. La municipalité du village de Saint-Ludger s’en est détachée en 1921. Nonobstant la division municipale, Saint-Ludger joue le rôle de village pour tout Risborough puisqu’on y retrouve les bureaux municipaux et que s’y tiennent les réunions du conseil municipal. L’ancien constituant Marlow a suscité jadis le blason Marloins pour identifier collectivement les citoyens en véhiculait une pointe d’amusement. Une agriculture marginale, une exploitation forestière importante et de nombreuses activités de chasse et de pêche caractérisent cette municipalité.

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St-Ludger, photo © Carol Proulx.