Histoire du Québec

Saint-Elzéar

Municipalité de Saint-Elzéar

Saint-Elzéar est une municipalité pittoresque située à environ 55 kilomètres de la ville de Québec et à 7 kilomètres de la ville de Sainte-Marie, dans la MRC de la Nouvelle-Beauce qui fait partie de la région administrative de Chaudière-Appalaches.

La municipalité qui se déploie sur plus de 85 kilomètres carrés, compte environ 2 mille Elzéaroises et Elzéarois. Deux tiers de la population vit en milieu urbain (village) et un tiers en milieu rural.

Le nom de la localité honore le saint Elzéar de Sabran (1285-1323) et Henri-Elzéar Juschereau-Duschesnay, seigneur de la seigneurie de Sainte-Marie à l’époque de l’érection canonique de la paroisse.

L’histoire moderne de ces lieux commence le 23 septembre 1736, au moment de la concession de la seigneurie de Sainte-Marie à Thomas-Jacques Taschereau. À son décès, la seigneurie passe à ses héritiers. En 1829, le territoire de la seigneurie est divisé. Une partie de l’ancienne seigneurie est nommée Linière et en 1835, la paroisse Saint-Elzéar-de-Linière est érigée sur ces terres canoniquement. En 1845, cette paroisse qui compte plus de 1500 âmes, est constituée civilement en municipalité.

En 1875, la paroisse de Saint-Séverin se détache de celle de Saint-Elzéar. En 1955 Saint-Elzéar-de-Linière adopte le nom de Saint-Elzéar-de-Beauce et la même année, la municipalité de Saint-Elzéar est constituée par détachement de la paroisse de Saint-Elzéar-de-Beauce, mais en 1994, les deux municipalités décident de fusionner sous le nom de Saint-Elzéar.

Dès attraits de la municipalité, on remarque l’Église de Saint-Elzéar-de-Linière. Construite en pierre des champs, en granit rouge et en calcaire noir sur une colline, l’église de Saint-Elzéar domine le village. L’église fut érigée selon les plans dressés par le célèbre architecte québécois Thomas Baillairgé dans le style néoclassique, cette église est un parfait exemple de l’architecture religieuse du Québec au XIXe siècle. L’église et la sacristie de Saint-Elzéar-de-Linière ont été classées monuments historiques en 1960.

Chaque septembre, la municipalité célèbre les Fêtes de Chez-Nous. Ces festivités rencontrent toujours un franc succès et engendrent des retombées économiques importantes pour la municipalité.

En hiver, plus de 60 kilomètres de pistes de motoneige et de ski de fond parsèment ces terres. En été, c’est la marche, le vélo, les patins à roues alignées et les poussettes qui caractérisent un terrain multifonctionnel ceinturé d’une piste cyclable. Les pistes de VTT y sont également disponibles.

En parlant sur l’économie, l’agriculture, l’élevage et l’industrie forestière jouent jusqu’à nos jours le rôle principal, mais le milieu industriel et commercial est très actif. Au total, on compte à Saint-Elzéar une centaine de commerces.

Notons qu’à Saint-Elzéar est localisé l’observatoire du Mont-Cosmos, consacré à l’éducation populaire et à l’éveil des jeunes du Québec aux sciences et à la technologie. Au fait, cet observatoire fait partie des grandes fiertés de la localité.

saint-elzéar de beauce

Saint-Elzéar. Image libre de droits.

À Saint-Elzéar, vous pouvez faire de l’autocueillete au Verger à Ti-Paul qui compte plus de deux mille d’arbres fruitiers qui produisent une vingtaine de variétés de pommes, des poires, des prunes, de framboises et des bleuets. Les visiteurs ont également la chance de déguster des produits faits maison et d’assister à des spectacles pour petits et grands au petit théâtre interactif. Il est aussi possible d’aller nourrir les animaux à la mini-ferme et de s’amuser dans le labyrinthe grandeur nature aménagé en plein milieu d’un champ de maïs.

De plus, le Centre Plein Air Saint-Elzéar et le Ranch de la Montagne offrent des activités de divertissement très intéressantes.

On accède à Saint-Elzéar en suivant la route 216 via route 173 ou autoroute 73.

Historique de Saint-Elzéar-de-Beauce

Établie sur les bords de la rivière Beaurivage, arrosée par les rivières Nadeau et Savoie, Saint-Elzéar-de-Beauce est éloignée d’environ 10 km de Sainte-Marie, plus à l’est, près de Saint-Bernard. À l’origine de la municipalité du village de Saint-Elzéar-de-Beauce et de la municipalité du village de Saint-Elzéar, on retrouve la paroisse de Saint-Elzéar-de-Linière, érigée canoniquement en 1835, par suite du détachement d’une partie du territoire de la seigneurie Sainte-Marie.

Les premiers colons, qui arrivent surtout autour de 1845, sont originaires de l’île d’Orléans, Beauport, Château-Richer, Sainte-Marie. Des familles irlandaises se joindront au noyau canadien-français. Bien que L,on ait retenu l’appellation Saint-Elzéar pour identifier le bureau de poste ouvert en 1853, devenue Saint-Elzéar-de-Beauce en 1891, c’est cette dernière qui a été conservée pour dénommer la municipalité de paroisse créée en 1855, mais précédée de la municipalité de Saint-Elzéar établie en 1845 et abolie deux ans après.

Toutefois, presque 100 ans plus tard, en 1954, on substitue Beauce à Linière pour marquer le rattachement à la région si précieuse au cœurs des Beaucerons.

La dénomination chosie honore le souvenir du seigneur de Sainte-Marie-de-la-Nouvelle-Beauce à l’époque, Henri-Elzéar ou Elzéar-Henri Juchereau Duchesnay (1809-1871), né à Beauport et décédé à Sainte-Marie, avocat, conseiller législatif élu (1856-1865) et sénateur (1867), qui avait épousé Julie Perrault en 1834. À la mort de celle-ci, en 1838, il hérita d,une partie de la seigneurie Sainte-Marie (Saint-Elzéar). En secondes noces (1844), il épousa la cousine germaine de sa première femme et fille de Jean-Thomas Taschereau, Élisabeth-Suzanne.

Quant au constituant originel Linière, il évoque la famille Taschereau de Lignière, Lignières ou Linières, longtemps propriétaire de la seigneurie Sainte-Marie et dont l’un des membres utilisait comme prénom la forme Linière, sans -s final.

L’élevage du porc, de même que l’industrie laitière et textile fondent l’économie locale.