Histoire du Québec

Saint-Damase

Paroisse de Saint-Damase

Il s’agit de la Paroisse de Saint-Damase située dans la Vallée de la Matapédia, région administrative du Bas-Saint-Laurent, constituée en 1885 (ou en 1886, selon d’autres sources).

La Paroisse de Saint-Damase (ne pas confondre avec la municipalité de Saint-Damase en Montérégie ni avec Saint-Damase-de-L’Islet dans la région de Chaudière-Appalaches) s’étire sur une superficie de près de 118 kilomètres carrés au nord-ouest de la MRC de La Matapédia et compte 450 habitants.

Les premiers habitants de Saint-Damase commencent à défricher les terres vers 1868 et c’est l’abbé Damase Morisset (parfois, on orthographie son nom comme Morrissette, mais dans les archives, il figure comme Morisset), fondateur de la paroisse qui prête son nom au village.

De par sa situation géographique à proximité du Saint-Laurent, le canton McNider devait se peupler dès qu’une route y donnerait accès. En fait, un chemin entre Métis et Matane, ouvert en 1850 et un second chemin, inauguré en 1866, pénétrèrent les terres en direction du chemin Matapédia et joueront ce rôle. Toutefois, à l’arrivée du père Morisset, il n’y avait que 17 familles sur le territoire. Dès l’année suivante, le bon père a pu réunir quarante-deux signatures des francs tenanciers requérant l’autorisation de construire une chapelle. En 1882, quatre-vingt-dix tenanciers adressent une requête à l’évêque pour qu’il consente à ériger la mission en paroisse et Mgr Jean Langevin signe le décret.

Dans la paroisse, on retrouve une vingtaine de lacs. La moitié d’entre eux regorgent de truites, attirant un grand nombre de pêcheurs.

La moitié du territoire de la municipalité est couverte de forêts et trois entreprises industrielles forestières s’y trouvent : l’usine Damabois de transformation du bois en lattes avec une douzaine d’employés, une usine de sciage et une usine d’assemblage de meubles avec une technologie toute nouvelle.

Côté agriculture, l’industrie laitière est une priorité pour les cultivateurs, mais sur quelques fermes, on fait l’élevage de porcs et de bœufs de boucherie.

De plus, de nombreuses érablières constituent une bonne source de revenus pour Saint-Damase.

Aujourd’hui, Saint-Damase est la destination touristique d’un grand nombre d’amateurs d’activités de plein air, parce qu’il y existe une Base de Plein air, principal attrait touristique de la municipalité. Les visiteurs viennent du Québec, du Canada, des États-Unis et de l’Europe pour visiter le célèbre Ranch des Collines Chic-Chocs.

Historique de la Municipalité de Saint-Damase

Implantée au centre d’un triangle formé par les municipalités d’Amqui, de Mont-Joli et de Matane, dont elle est distante d’environ 35 km de chacune, Saint-Damase se retrouve à 10 km à l’intérieur des terres, au sud-est de Baie-des-Sables. La colonisation débute dans cette partie de la région de Matapédia en 1868 avec l’arrivée d’une vague de défricheurs originaires, en majorité, de Baie-des-Sables. On identifie alors l’agglomération naissante comme la colonie de MacNider, en raison du canton de ce nom, proclamé en 1842, et qui rappelle une famille propriétaire de la seigneurie de Mitis. Avec la fondation de la paroisse, en 1874, la dénomination initiale est modifiée en Saint-Damase, officiellement adoptée en 1884 lors de l’érection canonique.

On conservera, par ailleurs, cette appellation pour le bureau de poste ouvert l’année suivante, à laquelle on adjoindra le nom du comté d’alors, Matane.

Érigée en 1886 en municipalité de paroisse, Saint-Damase rappelle le souvenir de l’abbé Damase Morisset (1837-1922), considéré comme le fondateur de la paroisse. Ordonné prêtre en 1864, il assumera, tour à tour, la direction des paroisses de Saint-Pierre-de-Malbaie (1866-1867), Sainte-Angèle-de-Rimouski (1866-1874) et Notre-Dame-de-l’Assomption-de-MacNider (1874-1897), paroisse de Baie-des-Sables d’où venaient les premiers colons. Cette appellation évoque également saint Damase Ier, né en Espagne vers 305, pape de 366 à 384. Le territoire est parsemé de plusieurs lacs (lacs Bélanger, au Foin, à Labonté, Caron), et arrosé par la rivière Blanche. Les amateur de pêche y trouvent donc facilement du poisson. La forêt a joué, par le passé, un rôle important grâce à la coupe du bois et l’exploitation d’érablière produisant de forts volumes de sucre acheminé dans les localités voisines.

Saint-Damase

Saint-Damase. Image libre de droits.