Saint-Blaise-sur-Richelieu

Municipalité de Saint-Blaise-sur-Richelieu

La municipalité de Saint-Blaise-sur-Richelieu fut constituée en 1892. D’une superficie totale de plus de 68 kilomètres carrés, sa population est évaluée à environ 2000 Blaisoises et Blaisois. Saint-Blaise-sur-Richelieu est située au sud de Saint-Jean-sur-Richelieu, sur la rive gauche de la rivière Richelieu, dans la région administrative de la Montérégie, faisant partie de la MRC Le Haut-Richelieu. L’histoire de la municipalité débute en 1815, avec l’arrivée des premiers colons qui sont venus de l’Acadie et du Bas-du-Fleuve. Vers 1840, un certain nombre de familles protestants s’y établit et procède à la construction d’un temple baptiste. En 1847, la mission Saint-Blaise est fondée et en 1855, un premier bureau de poste est ouvert sous le nom de Grande-Ligne.

À l’époque, la paroisse compte 300 familles, mais elle n’est constituée canoniquement qu’en 1890 par détachement des paroisses de Saint-Jean, Saint-Valentin, Sainte-Marguerite-de-Blairfindie et de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix. Le 20 août 1892, la municipalité de la paroisse de Saint-Blaise est constituée civilement. En juin 1943, le camp d’internement no. 44 de Grande-Ligne reçoit ses premier prisonniers de guerre allemands au nombre de 464 (ils y passeront toute la guerre et les 239 derniers prisonniers de guerre quitteront le camp no.44 en avril 1946). C’est en 1993 que la municipalité de Saint-Blaise adopte le nom de Saint-Blaise-sur-Richelieu. Des attraits touristiques, citerons l’église Saint-Blaise, érigée en 1893 selon les plans de Casimir Saint-Jean, dans laquelle on trouve un orgue de la Maison Casavant, fabriqué en 1903.

Une maison historique – Maison Éloi Roy, construite en 1837 par David Roy et son épouse Marguerite Sarrazin, peut être aperçue rue Principale. Classée monument historique, cette maison résidentielle, est devenue aujourd’hui un gîte du passant. Deux désastres ont frappé la municipalité au XXIe siècle : tout d’abord, le 18 juillet 2001 l’hôtel de ville a été anéanti par le feu. Ensuite, en mai 2011, la crue des eaux du lac Champlain et de la rivière Richelieu, cause l’inondation de plus de 3 000 maisons dans les villages riveraines dont Carignan, Henryville, Noyan, Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, Sainte-Anne-de-Sabrevois, Saint-Blaise-de-Richelieu, Saint-Jean-sur-Richelieu, Venise-en-Québec (chez nos voisins du sud, les inondations causent la destruction ou l’endommagement de centaines d’habitations). Le 6 mai, la rivière Richelieu enregistre un niveau record de 30,703 mètres et le 23 mai, son niveau atteint 30,705 mètres.

Le niveau ne commence à baisser que le 2 juin. On accède à Saint-Blaise-sur-Richelieu en empruntant la route 223.

Notre recommandation pour l’hébergement : L’Épivent : 2520, rue Principale, Saint-Blaise-sur-Richelieu, téléphone 450-291-3304. Bed & Breakfast. Construite en 1837, cette belle propriété de pierres comprend trois chambres à coucher disponibles pour les visiteurs. Le gîte est ouvert à l’année, sur réservation seulement.

Historique de Saint-Blaise-sur-Richelieu

Au Sud-de-Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, entre L’Acadie au nord, et Saint-Valentin au sud, on retrouve la modeste municipalité de Saint-Blaise-sur-Richelieu, dont la création remonte à 1892 à titre de municipalité de la paroisse de Saint-Blaise, appellation et statut modifiés en 1993 en faveur de Saint-Blaise-sur-Richelieu. L’ajout de la précision locative vise d’une part, à souligner la présence à proximité de la rivière Richelieu et, d’autre part, à faciliter le rattachement de la municipalité à la région où elle se situe. L’endroit, d’abord désigné comme Pointe-à-la-Mule, puis Grande-Ligne – nom du bureau de poste entre 1855 et 1892 – reprenait ainsi la dénomination de la paroisse fondée en 1847 et canoniquement érigée en 1890. Ce toponyme religieux rappelle le souvenir de saint Blaise, qui a vécu au Ive siècle. Évêque de Sébaste en Arménie, il a souffert le martyre en 316. Grand thaumaturge surnommé de Faiseur de miracles, dont la vie est entourée de légendes, il est invoqué pour les maux de gorge. Patron des joueurs d’instruments à vent, on le connaît surtout comme patron des cardeurs, parce qu’il a été dépecé par ses bourreaux à l’aide de peignes de fer. Son culte est tout particulièrement répandue en Allemagne et en France.

Les ancêtres des Blasois, venus de l’Acadie et du Bas-du-Fleuve notamment, arrivent en ces lieux en 1815. Ils participeront activement, en 1837, à la rébellion des Patroites. Vers 1840, des protestants s’y installent et un temple baptiste est établi à la Grande-Ligne. L’arrivée du chemin de fer reliant Saint-Jean et les États-Unis en 1851 va faciliter le développement économique de Saint-Blaise qui compte 300 familles en 1860.

St-Blaise
St-Blaise. Parc Au Vent Fou de Saint-Blaise. Photo : Site Web de la municipalité.

Laisser un commentaire