Saint-Barthélemy

Municipalité de Saint-Barthélemy

Saint-Barthélemy a été constituée comme paroisse en 1827 et érigée en municipalité civile en 1855. Aujourd’hui, la paroisse de Saint-Barthélemy couvre une superficie de près de 100 kilomètres carrés et regroupe plus de 2000 mille Barthélemiennes et Barthélemiens.

Saint-Barthélemy se trouve dans la région administrative de Lanaudière et dans la municipalité régionale de comté D’Autray.

En 1672, la seigneurie de Maskinongé a été créée à cet endroit. La municipalité recouvre le territoire du fief du Petit-Bruno, situé auparavant dans la partie ouest de cette seigneurie. De plus, elle recouvre la totalité de la seigneurie de Dusablé octroyée en 1739 au Sieur Louis-Adrien Dandonneau.

Après la conquête, James Cuthbert, officier de l’armée anglaise, fait l’acquisition de la seigneurie de Dusablé et la rebaptise «la pointe d’York ou Nouvelle York».

Le peuplement de la région est assez lent, les colons s’établissant d’abord le long des rives du fleuve, puis peu à peu, ils s’installent au nord, à l’intérieur des terres.

Cette paroisse est la dernière étape du Chemin du Roy dans Lanaudière. C’est un véritable village agricole, entouré de champs immenses, qui se trouve au pied de la terrasse du rang York. On y trouve des rangs habités, de vastes espaces cultivés et un grand nombre de maisons patrimoniales que l’on peut admirer entre Berthier et Maskinongé.

L’Église de Saint-Barthélemy et son imposant presbytère qui se trouvent au cœur de cette charmante localité rurale, méritent un détour pendant votre voyage sur le Chemin du Roy (la route 138).

Fait historique : à l’origine, le Chemin du Roy passait le long du chenal au nord du Saint-Laurent. Cependant, les crues printanières, notamment l’inondation de 1860, ont obligé à changer le tracé du Chemin.

Historique de Saint-Barthélemy

Au sud-ouest de Maskinongé, dans les basses-terres du Saint-Laurent, un décor de plaines et de vallons de forme allongée et presque rectangulaire sert de toile de fond à la municipalité de Saint-Barthélemy, voisine de Saint-Cuthbert et de Saint-Viateur, dans la région de Lanaudière.

Ce territoire, qui faisait autrefois partie de la seigneurie Du Sablé – la graphie courante de ce nom étant Dusablé – , concédée en 1739 à Louis-Adrien Dandonneau Du Sablé par le gouverneur Beauharnois et l’intendant Hocquart, portait le nom de Saint-Barthélemy(de-Dusablé) à compter de 1827, date de la création de la paroisse, et sera retenu pour la municipalité de paroisse créée en 1845 sous l’appellation de Saint-Barthelémi-de-Dusablé et abolie en 1847. Pour le bureau de poste ouvert en 1846, on retiendra la graphie Saint-Barthélemi, légèrement différente de celle de la municipalité de paroisse lors de son rétablissement en 1855, Saint-Barthelémi. Cette erreur d’écriture, qui a pris parfois la forme de Barthelemi, devait être rectifié en 1983, bien que le bureau de poste ait connu une forme transitoire, Saint-Barthélémy, à compter de 1948. On a voulu rendre hommage à Barthélemy Joliette (1789-1850), industriel responsable de la fondation de la ville de Joliette, dont l’action a considérablement contribué à la croissance de la région.

Par le fait même, on rappelait le souvenir de saint Barthélemy ou Bartholomé, l’un des douze disciples de Jésus, mort écorché vif en Arménie suivant la tradition. Selon certains, il s’agirait du Nathanaël de l’Évangile de saint Jean.

Les pionniers barthélemiens s’installent sur le territoire vers 1775, en provenance notamment de Maskinongé, Berthier, Saint-Cuthbert et La Visitation-de-l’Île-Dupas. En 1861, l’endroit compte plus de 2 5000 habitants. De nos jours, on s’adonne à l’agriculture spécialisée dans la culture des céréales. Côté loisirs, la pêche sur la glace y est pratiquée en hiver et les lieux sont propices à l’observation des milliers de canard sauvages qui, chaque printemps, envahissant les terres environnantes.

Forêts du québec
Forêts du Québec. Photo de Histoire-du-Quebec.ca.

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