La situation des Amérindiens vers 1830

La situation des Amérindiens au Canada vers 1830

Alliés stratégiques militaires et commerciaux des Britanniques après la Conquête, les Amérindiens perdent rapidement cette position à la fin des invasions américaines et à la suite du déclin du commerce des fourrures.

La colonisation des territoires amérindiens

Les autorités coloniales n’ont plus besoin des Amérindiens ni pour défendre le territoire ni pour faire du commerce. Par contre, elles ont de plus en plus besoin de terres. La colonisation des territoires amérindiens est en effet essentielle pour développer le commerce du bois et pour accueillir de nouveaux immigrants. À partir de 1815, les autorités coloniales s’approprient peu à peu des territoires occupés par les nations nomades algonquiennes de la région des Grands Lacs, de l’Outaouais, du Saguenay et de la Mauricie. cette nouvelle colonisation diminue des façons importante les territoires de chasse et de pêche de ses nations.

La création de premières réserves

Au fil des années, les conditions de vie des plusieurs bandes algonquiennes posent problème en raison de la perte de leurs territoires, du déclin du commerce des fourrures et des épidémies. Dans les années 1830, les autorités coloniales profitent de cette situation pour mettre en place une politique d’assimilation qui consiste entre autres a créer des réserves.

Avec l’appui des missionnaires catholiques et protestants, le gouvernement colonial force plusieurs bandes à s’installer dans les réserves et à pratiquer l’agriculture.

Note :

Réserve : territoire destiné aux Amérindiens nomades dans le but de les sédentariser et de favoriser leur assimilation culturelle.

La situation des Amérindiens vers 1830
Le village huron-wendat de Wendake (Jeune-Lorette) vers 1840. Vers 180, environ 5000 Amérindiens vivent dans la vallée du Saint-Laurent. Dans certains villages d’Amérindiens domiciliés, les maisons longues sont peu à peu remplacées par des habitations individuelles. Ce changement bouleverse l’organisation sociale traditionnelle de ces communautés. Illustration de l’époque, image libre de droits.

Pour en apprendre plus :

Source du texte : Le Québec en deux temps. Par Virginie Krysztofiak, Paul Ste-Marie, Raymond Duchesne, Geneviève Goulet. Éditions Pearson, 1989.

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