Histoire du Québec

Schefferville

Ville de Schefferville

La ville de Schefferville s’étend sur une superficie de 39 kilomètres carrés. Elle se trouve dans la région administrative de la Côte-Nord et fait partie de la municipalité régionale de comté de Caniapiscau. Aujourd’hui, la population de Schefferville est de moins de 250 Scheffervilloises et Scheffervillois.

La ville de Schefferville est née en 1947, quand les premières installations permanentes de prospection y sont construites. Deux années plus tard, en 1949, l’Iron Ore Company of Canada commence l’exploitation minière de la région du Lac Knob, à proximité de la future ville de Schefferville et en 1955, la ville de Schefferville est constituée civilement.

Dans les années 1960, deux autres compagnies, la Québec Cartier Mining et la Sidebec-Normines ouvrent des mines dans la région. L’exploitation minière a été la clé de l’économie régionale.

En 1982, la Compagnie I.O.C. cesse ses activités à Schefferville. À la suite de cette décision, presque tous les citoyens de la ville sont partis. Si le recensement de 1980 a montré qu’il y avait à l’époque 3 270 résidents, vers la fin des années 1980 il ne restait que 130 blancs ainsi qu’une petite communauté indienne.

Aujourd’hui, il existe toujours une communauté amérindienne dans la région de Schefferville. Suite à la naissance de la ville, les Innus (Montagnais) s’établissent à proximité, à Matimekush-Lac John et les Naskapis s’installent à Schefferville en juin 1956, notamment à Knob Lake. Plus tard, en 1962, ils s’installent aussi au Lac John. En 1978, à la suite des dispositions de la convention du Nord Est québécois, le village de Kawawashikamach est établi sur les rives du lac Matemace, tout près de Schefferville.

Schefferville pourrait se développer si on y installe des infrastructures touristiques et des pourvoiries, le tourisme extrême et d’autres activités pourraient y prospérer.

En outre, plusieurs projets majeurs de développement minier sont en train de se concrétiser notamment l’implantation d’une nouvelle compagnie minière qui désire exploiter le fer, New Millenium.

Le développement de Caniapiscau est intimement lié à l’industrie minière. On peut visiter le site minier de Schefferville, exploité par la minière IOC jusqu’en 1982, qui fait découvrir un paysage lunaire caractérisé par de profondes fosses aux couleurs des minéraux.

Une visite à la cabane de Burnt Creek s’impose. C’est la première construction permanente de Schefferville où la décision de commencer l’exploitation minière de la région fut signée le 27 juillet 1947. On peut aussi visiter la communauté innue de Matimekush-Lac John ainsi que Kawawashikamach où résident des Naskapis.

On peut également voir à Schefferville le Guest House, une auberge ayant accueilli entre autres personnalités sa Majesté la reine Élisabeth II et le Prince Philip.

Fait historique : résidant au Guest House lors d’un voyage de pêche, Maurice Duplessis y décède.

Historique de la ville de Schefferville

Seule municipalité avec Fermont – puisque la ville de Gagnon a été fermée en 1985 et démantelée par la suite – du territoire de la MRC de Caniapiscau, dans ce vaste arrière-pays de la Côte-Nord, Schefferville doit son existence à l’exploitation minière. Implantée au coeur de la péninsule du Labrador, entre les lacs Knob et Dauriat, à 200 km de Labrador City et à 533 km au nord de Sept-Îles, à laquelle elle est toujours reliée par la voie ferrée, cette ville minière a vu le jour en 1955.

Fondée par la Québec North Shore dont l’activité y débute en 1953 dans le cadre de la grande aventure du fer, Schefferville agonise depuis la cessation des activités de la compagnie minière IOC (Iron Ore Company) en 1982. Sa population a littéralement fondu, passant de 5 000 habitants à la fin des années soixante du XXe siècle à environ 110 personnes en 1991.

Le 30 juillet 1986, la Gazette officielle publiait la loi sanctionnée le 19 juin précédent, qui mettait un terme à l’existence juridique de la ville, qui devenait une partie de la MRC à laquelle elle est rattachée. Se ravissant, le gouvernement adoptait, en 1990, un nouveau projet de loi annulant la fermeture de la ville et assurant ainsi sa survie sur le plan juridique. Celle-ci ne mourra pas tout à fait tant qu’une population amérindienne significative continuera de l’habiter, de même que certains propriétaires de pourvoiries. D’ailleurs, à proximité, on retrouve la réserve indienne de Matimekosh et le village naskapi de Kawawachikamach peuplés de Montagnais et de Naskapis.

Les Scheffervillois doivent leur nom à monseigneur Lionel Scheffer (1903-1966), O.M.I., curé de la paroisse du Sacré-Coeur d’Ottawa (1936-1945), nommé premier vicaire apostolique du Labrador en 1946, diocèse auquel était rattachée Schefferville. Il conserva ce poste jusqu’à sa mort. C’est à cet endroit que le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis rendra l’âme en 1959.

Schefferville

Schefferville. Vue panoramique de la ville de Schefferville. Source de l’image : Site Web de la ville.