Histoire du Québec

Sainte-Justine

Municipalité de Sainte-Justine

La municipalité de Sainte-Justine est un village typique de la région administrative Chaudière-Appalaches, situé entre les contreforts sud des Appalaches et la frontière nord-est des États-Unis. Sainte-Justine fait partie de la municipalité régionale de comté Les Etchemins. Elle compte quelque 2000 Justiniennes et Justiniens (mais le nombre d’habitants diminue depuis quelques années). La municipalité s’étend sur une superficie de près de 125 kilomètres carrés.

Sainte-Justine se trouve à 13 kilomètres à l’est du Lac Etchemin. La ville de Saint-Georges se situe au nord-est à 45 kilomètres et la ville de Lévis se trouve au sud-est de Sainte-Justince à environ 100 kilomètres. La municipalité se trouve tout près de l’État américain du Maine.

Le relief de Sainte-Justine est composé de buttes et de collines modérées qui atteignent une altitude maximale de 465 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Le village se trouve dans la zone limitrophe de deux bassins versants : les eaux drainées par la rivière Famine coulent vers Saint-Georges de Beauce, vers la rivière Chaudière et vers le fleuve Saint-Laurent, tandis que les eaux drainées par la rivière Daaquam coulent en direction nord-est vers la rivière Saint-Jean qui se déverse directement dans l’Atlantique.

Le terrain est peu propice à la culture à cause d’un grand nombre de pierres.

La municipalité de Sainte-Justine, malgré une légère baisse démographique, a su conserver son dynamisme grâce à une solide structure industrielle. Trois entreprises importantes, soit Rotobec, Cabitec et Boiscarvin, assurent un emploi pour plus de 300 résidents.

C’est la route 204 qui relie la municipalité au Lac-Etchemin, via la route 277.

Historiquement, l’exploitation forestière a marqué le développement de la municipalité et constitue encore aujourd’hui l’un des moteurs économiques. L’industrie du bois génère des activités de transformation et de production.

Dans le secteur des produits de métal, Rotobec fabrique des équipements forestiers de pointe et est bien connue sur les marchés internationaux. Un parc industriel a été aménagé par les autorités de la municipalité avec l’acquisition d’un vaste terrain.

L’industrie touristique est en expansion. De nombreux touristes voyagent à Sainte-Justine afin de visiter le Site historique des Pères Trappistes.

Historique de la municipalité de Sainte-Justine

Si cette municipalité porte le nom de la paroisse qui lui a donné naissance dans Dorchester, elle a d’abord été érigée en 1869 à titre de municipalité du canton de Langevin, parce que son territoire faisait partie à la fois  des cantons de Langevin et de Ware. Proclamé en 1862, le canton de Langevin célèbre les mérites de sir Hector-Louis Langevin (1826-1906), homme politique québécois, député du comté de Dorchester d’alors en 1858 et ministre des Travaux publics du Canada (1879-1891). En 1891, la municipalité du canton de Langevin cesse d’exister par suite de l’érection de la municipalité de la paroisse de Sainte-Justine – statut modifié en celui de la municipalité en 1993 – , laquelle reprend la dénomination de la paroisse fondée en 1860 par les gens en provenance de Saint-Charles-de-Bellechasse, Sainte-Claire, Saint-Anselme, Beauceville, et érigée canoniquement en 1890. Étant donné que cette dernière a été desservie par les Pères Trappistes de 1862 à 1872, on l’a d’abord identifiée comme la paroisse de Notre-Dame-de-la-Trappe-du-Saint-Esprit.

Le nom de Sainte-Justine évoque Marie-Justine Têtu (1833-1882), fille du lieutenant-colonel de la Milice et marchand de Québec, Charles-Hilaire Têtu. Elle a épousé, en 1854, sir Hector-Louis-Langevin, député de Dorchester (1857-1867) à la Chambre d’assemblée du Canada-Uni, circonscription à laquelle appartient Sainte-Justine.

Maire de Québec en 1858, il sera l’homme fort des Conservateurs québécois sous l’Union et après 1867. Malgré un sol pierreux peu propice à l’agriculture, la vocation agricole et forestière se révèle caractéristique de l’économie locale.

Située à 100 km de Lévis, à l’extrémité sud-est de l’ancien comté de Dorchester, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Lac-Etchemin, Sainte-Justine voit son relief composé de buttes et de collines aux pentes peu accentuées, sur le plateau appalachien. Les Justiniens comptent deux gloires locales dont ils sont fiers à juste titre, Gatien Lapointe (1931-1983), poète au verbe chatoyant, auteur, entre autres, de l’Ode au Saint-Laurent (1963) et Roch carrier, romancier né en 1937 dont l’ouvrage le plus célèbre est La Guerre, yes sir ! (1968).

Pères Trappistes

Pères Trappistes. Site historique des Pères Trappistes de Sainte-Justine. Photographie : Site Web de Sainte-Justine.