Histoire du Québec

Saint-Valentin

Municipalité de Saint-Valentin

D’une superficie de 40 kilomètres carrés, la municipalité de Saint-Valentin, constituée le 1er juillet 1855, a une population de moins de 500 Valentines et Valentins. La municipalité est située sur la rivière Richelieu, dans la Municipalité régionale de comté du Haut-Richelieu, la région administrative de la Montérégie, entre Saint-Jean-sur-Richelieu et la frontière avec les États-Unis, distante de la frontière d’une vingtaine de kilomètres.

Saint-Valentin est nommée en l’honneur de Valentin de Rome qui fut choisi comme patron de la paroisse parce que c’est le 14 février 1810 qu’on célébra la première messe dans la maison d’un colon de la future localité, mais c’est en 1830 que le premier curé résidant est nommé et les registres de la paroisse Saint-Valentin s’ouvrent (la paroisse est érigée canoniquement en 1932).

Rappelons que saint Valentin fut un prêtre qui aurait subi le martyre sous l’empereur Claude II le Gothique au Ve siècle et qui est un personnage dont on ne sait quasiment rien. D’après la légende, Valentin avait réussi à séduire par ses propos l’empereur Claude. Un gouverneur, voyant cela, complota et «le cœur de Claude fut changé». Valentin fut alors arrêté, et confié à la garde d’un magistrat. Mais le saint rendit la vue à la fille de ce dernier, et convertit toute sa maison. L’empereur le fit alors décapiter. Une autre version raconte que l’empereur avait énoncé l’interdiction du mariage pour envoyer plus de jeunes hommes à la guerre. Or Valentin mariait en secret de jeunes mariés. En l’apprenant, l’empereur l’aurait torturé et fait exécuter.

L’inauguration du chemin de fer La Prairie – New York de la Champlain and St. Lawrence Railroad Company, en 1850, assure le développement du village et en 1852, un bureau de poste s’ouvre sous le nom de Stottsville.

On a déjà dit que la municipalité de paroisse de Saint-Valentin fut constituée civilement en 1855, mais le 3 mai 2008, Saint-Valentin change son statut de paroisse pour celle de municipalité.

À Saint-Valentin, chaque année, durant une dizaine de jours, se déroule le festival de la Saint-Valentin. À cette occasion les habitants participent à l’évènement, entre autres, en décorant et illuminant leurs maisons. … Des spectacles, des repas communautaires, des expositions artisanales, un cachet postal commémoratif, des promenades en carrioles à travers le village et beaucoup plus sont au programme.

À cause de son homonymie avec la fête de la Saint-Valentin, consacrée aux amoureux, le bureau de poste du village montérégien utilise un cachet d’oblitération spécial, tout comme le bureau du village français de Saint-Valentin (département d’Indre). Des milliers de cartes sont ainsi oblitérées chaque année. Ainsi, si vous voulez épater votre flamme, vous pouvez faire parvenir à votre amoureux ou amoureuse une lettre du village. Pour cela, vous devez adresser une lettre dûment timbrée au Bureaux de poste de Saint-Valentin, au 790, chemin 4e ligne, Saint-Valentin, Québec, J0J 2E0. Pour le Québec, prévoyez six jours ouvrables pour que votre courrier arrive, qu’il soit oblitéré et ensuite expédié à l’heureux élu, juste à temps pour le 14 février, le cachet de la poste faisant foi.

Des attraits du village citerons l’église de Saint-Valentin, bâtie en 1973 (au fait, c’est la troisième église du villages, les deux premières ont brûlé) et la maison Lorrain, construite au XIXe siècle (501, Petit-Rang) dans le style colonial américain et reconnue monument historique en 1975.

Saint-Valentin

Couvrant un territoire peu large sis non loin des bords de Richelieu, Saint-Valentin fait face à l’île aux Noix, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Jean-sur-Richelieu, avoisinant à l’est Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, dans la région du Haut-Richelieu. Jadis, l’endroit relevait des seigneuries de Léry et de Lacolle ou Beaujeu.

Certains signalent que ce territoire portait, sous le Régime français, le nom de Poinyt-à-la-Mule, mais ce lieu était situé davantage au nord. Le premier curé en titre arrive à Saint-Valentin en 1830. Deux ans plus tard, la paroisse est érigée canoniquement, puis civilement en 1835. Son nom sera repris par la municipalité de paroisse établie en 1845, puis par le bureau de poste local à compter de 1899, auparavant dénommé Stotsville à compter de 1852. L’appellation municipale évoque le patron des amoureux, saint Valentin, prêtre romain martyrisé vers 270 et, suivant la légende, inhumé sur la voie Flaminienne. Il fut décapité pour avoir marié secrètement des couples, alors qu’un édit de l’empereur Claude II le Gothique, interdisait tout mariage durant une année.

Saint-Valentin fut consacré patron des amoureux parce que sa fête liturgique, à la mi-février, coïncide avec le temps des Lopercales, festival païen au cours duquel on célébrait la fécondité des femmes romaines.

La première messe célébrée sur le territoire, à quelques kilomètres de l’île aux Noix, l’a été par l’abbé Charles Berthelot (1770-1830) en 1810, le 14 février, fête de Saint-Valentin.

Aussi connu sous l’appellation de Saint-Valentin-de-Stotsville ou Stotsville, l’endroit évoque quelques pionniers du nom de Stott (James, Obed, Daniel, père et fils) qui s’établissent à cet endroit vers 1830. On parlait alors de la colonie Stott ou Stottville. Par ailleurs, Daniel Stott occupera la fonction de maître de poste de 1852 à 1863. Peuplés de Loyalistes et d’Acadiens, les lieux connaîtront un rapide développement grâce à la construction et à la mise en service de la ligne du chemin de fer La Prairie-New York par la compagnie The Champlain and St. Lawrence Railroad, en 1850. Le commerce des produits du bois, des graines et du foin fut ainsi favorisé. La gare locale était alors connue sous le nom de Stottville.

St-Valentin

St-Valentin. La mairie de Saint-Valentin. Photo : Pierre Bona