Histoire du Québec

Saint-Éphrem-de-Beauce

Saint-Éphrem-de-Beauce

La municipalité de Saint-Éphrem-de-Beauce qui regroupe plus de 2700 Éphremoises et Éphremois, se trouve au sud-ouest de Saint-Georges, sur les rives de la rivière Hamel. Saint-Éphrem-de-Beauce fait partie de la municipalité régionale de comté de Beauce-Sartigan, dans la région administrative de Chaudière-Appalaches. La superficie de la municipalité est de plus de 115 kilomètres carrés.

Au fait, on connaît cette localité plutôt sous le nom de Tring qui provient du Canton de Tring, créé sur ces terres en 1804, quand les familles des premiers colons y sont arrivées et ont commencé à défricher. Le village est constitué civilement en canton de Tring en 1845. En 1852, la paroisse Saint-Éphrem est constituée canoniquement et en 1860, on ouvre l’église en bois de Saint-Éphrem.

Quatre années plus tard, soit en 1864, le canton de Tring se divise en paroisse Saint-Éphrem-de-Tring et en paroisse Saint-Victor-de-Tring.

En 1884, la deuxième église Saint-Éphrem est inaugurée qui sera remplacée par une troisième, en 1903.

En 1892, les Soeurs Servantes du Saint-Coeur de Marie y viennent pour enseigner aux enfants. La fin du XIXe siècle marque l’essor de la ville, car la première voie ferrée reliant Vallée-Jonction et Lac-Mégantic, ouverte en 1894, traverse Saint-Éphrem-de-Tring. Alors, la scierie Clermont Hamel Ltée y ouvre ses portes, apportant beaucoup d’emplois.

Comme la plupart des municipalités du Québec, la localité souffre des feux qui détruisent un grand nombre d’immeubles en 1941 et en 1944. En 1973, une autre tragédie causera la mort de trois travailleurs de la construction quand un ouragan s’abattra sur le chantier de construction de l’aréna local.

C’est en 1956 que la paroisse de Saint-Éphrem change de nom pour devenir Saint-Éphrem-de-Beauce. En 1997, les municipalités de Saint-Éphrem-de-Tring et de Saint-Éphrem-de-Beauce fusionnent, adoptant le nom de la dernière.

Aujourd’hui, Saint-Éphrem-de-Beauce vit de l’agriculture et de l’industrie. Son entreprise la plus importante est René Matériaux composites qui produit des matériaux composites, des coques de bateaux Seadoo et des pièces d’autobus.

Le développement des infrastructures de tourisme y est en plein essor. Une piste cyclable, le Sentier des Jarrets noirs, composant la Véloroute de la Chaudière et de la Route Verte du Québec, ainsi que de magnifiques sentiers de sport d’hiver pour la pratique de la motoneige et du quad traversent son territoire.

Historique de Saint-Éphrem-de-Beauce

Cette municipalité se situe à 160 km au sud du Québec, en Haute-Beauce, aus dud de Saint-Victoire-de-Tring, au nord immédiate de la Guadeloupe et à l’ouest de Saint-Benoît-Labre.

Son territoire est parcouru par la rivière des Hamel. Vers 1840, des colons venus de Saint-Isidore, de Sainte-Marie et de Beauceville, s’installent dans les rangs VI à X du canton de Tring, à l’endroit où la municipalité est présentement implantée. Ils sont ensuite rejoints par des gens venus de Saint-Henri, Saint-Gervais et Saint-Michel. Bientôt, une paroisse identifiée comme Saint-Éphrem-de-Tring naît et sera érigée canoniquement en 1866. Sur le plan municipal, l’histoire saint-éphremoise remonte à 1864 avec la création des municipalités de Saint-Ephrem-de-Tring et Saint-Victor-de-Tring, issues du démembrement de la municipalité du township de Tring créée d’abord en 1845, abolie en 1847, puis rétablie en 1855. Par la suite, Saint-Éphrem-de-Tring fera l’objet, en 1870, d’une nouvelle érection modifiant son statut de municipalité de paroisse en celui de municipalité.

!n 1956, une dernière modification fixait le nom et le statut actuels de la municipalité de la paroisse de Saint-Éphrem-de-Beauce. On accorde généralement peu de crédit à l’hypothèse mise de l’avant par Pierre-Georges Roy et suivant laquelle cette entité tirerait son nom de celui d’Éphrem Hudon qui, avec son frère Victor, peuplait les nouvelles paroisses de jeunes gens qu’ils recrutaient. On estime plutôt qu’il faut y voir le prénom d’Éphrem Proulx, notaire qui a généreusement offert le terrain pour y construire les édifices religieux nécessaires au culte. Son saint patron, surnommé le docteur du Saint-Esprit, a vécu de 306 à 373 à Édesse (Mésopotamie) et est l’auteur de poèmes et de commentaires sur l’Écriture.

Le constituant Beauce marque la situation géographique de Saint-Éphrem dans cette région. D’ailleurs, les habitants ont toujours tenu à Beauce, par opposition à Mégantic ou à Frontenac, pour bien marquer l’origine beauceronne des pionniers. Les deux pôles de l’économie locale sont constitués par l’agriculture et l’industrie, favorisée par l’arrivée de la ligne de chemin de fer reliant Vallée-Jonction à Lac-Mégantic en 1894.

St-Ephrem

Vue panoramique de Saint-Éphrem-de-Beauce. Image : Site Web de la municipalité.