Histoire du Québec

Saint-Donat

Village de Saint-Donat

Saint-Donat est un ancien village forestier, dont la vocation est le tourisme et la villégiature depuis des années. Cette municipalité se trouve dans la région administrative de Lanaudière, faisant partie de la MRC de Matawinie. Elle occupe un vaste territoire de plus de 360 kilomètres, et elle est habitée par quelque 3900 Donatiennes et Donatiens. Il y a 21 lacs qui parsèment ce territoire, dont les grands lacs Ouareau, Archambault et le lac de la Montagne Noire. La municipalité de Saint-Donat est située à 90 minutes au nord de Montréal.

Cependant, selon des estimations, plus de 20 mille personnes viennent passer leurs vacances ou une longue fin de semaine dans cette localité accueillante qui compte un grand nombre d’auberges, des terrasses fleuries, et une jolie place publique sur laquelle des concerts et des spectacles sont offerts en été.

La ville de Saint-Donat a été fondée en 1875, dans le cadre de la colonisation de ces terres, pour répondre au surpeuplement des terres de la vallée du Bas-Saint-Laurent. En 1862, les abbés Brassard et Provost proposent de développer la vallée de la Mantawa. À partir de 1866, on explore ce territoire en vue de la colonisation. Ensuite, le gouvernement du Canada accorde les crédits pour la construction du premier chemin entre Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et la rivière Matawin. Ce chemin qui reçoit le nom de chemin Provost, atteint la décharge du Lac Archambault en 1869 et les premiers colons l’empruntent pour s’établir dans ces lieux.

Au début du XXe siècle, Saint-Donat est recommandé comme «summer resort» pour les gens qui ont les poumons faibles. Alors, en 1909, les séminaristes de Sainte-Thérèse fondent le Club l’Ermitage au lac Archambault pour les vacanciers qui cherchent la paix et le calme dans l’isolement de la campagne. D’autres associations les suivent. En 1917, le chanoine Lionel Groulx achète un chalet au lac Archambault, où il demeurera pendant plus de vingt années et rédigera plusieurs de ses oeuvres.

Durant les années 1920, plusieurs hôtels y sont érigés. Au début des années 1940, l’hôtel Jasper in Quebec, y inaugure le premier centre de ski alpin qui est visité par un grand nombre d’américains jusqu’en 1959, quand un grand incendie anéantit l’édifice. D’autres centres prennent la relève, tels que les centres de ski alpin des monts La Réserve et Garceau. Plus tard, des pistes de ski de fond et des sentiers de motoneige y sont aménagés.

Depuis 2003, un circuit historique piétonnier d’une heure, aménagé par la Société historique de Saint-Donat, offre une balade à travers les rues du village.

La pièce maîtresse du circuit est une grande fresque qui raconte l’histoire de Saint-Donat depuis sa fondation en 1875 jusqu’à nos jours. Cette fresque, composée de sept panneaux d’une dimension de 11 mètres sur 5 mètres, a été créée par quatre artistes de Saint-Donat sous la direction de Madame Linda Lamontagne.

L’économie de la municipalité est centrée sur le tourisme, enfin, le Mont-Tremblant se trouve à une demi-heure de route de Saint-Donat, mais les secteurs commercial et industriel sont également actifs.

Des pistes cyclables pour vélo de montagne relient Saint-Donat à la Gare du P’tit train du nord qui se trouve sur la Route Verte à Sainte-Agathe

Le Centre civique Paul-Mathieu, situé au 485 rue Desrochers, derrière l’église, est très connu dans la région grâce à son Club de curling.

seigneurie du lac de la montagne noire

Lac de la Montagne Noire avec une plage d’un club nautique privé en bordure du lac au premier plan. Source de la photo : Seigneurie du lac de la Montagne noire.

Mont du Pimbina

S’élevant à environ 625 mètres, ce mont est situé dans les Laurentides, au nord de Montréal, à 3 km au nord du village de Saint-Donat-de-Montcalm et du lac Archambault. Dans le langage courant, le mot “Pimbina” ou “pembina”, dérivé, suivant le père Guinard, du cri “nipimina” ou “graines aqueuses”, désigne deux variétés indigènes de viornes, abrisseaux de la famille de Caprifoliacées qui produisent des fruits rouges aussi appelés pimbinas.

La viorne trilobée (Viburnum trilobum) pousse à l’ouest et au centre du Québec et donne une espèce de baie d’un rouge vif. À l’est et au nord du territoire québécois, on trouve la viorne comestible (Viburnum edule) dont le fruit est rougeâtre. Quelle que soit son origine, le pimbina possède une saveur presque identique à celle des atocas.

Le spécifique Pembina remonte au moins à 1872 et servait, à l’époque, à identifier un ruisseau. On utilisait la forme Mont Pembina, en 1935, année de l’approbation du nom. Quant au toponyme Mont du Pimbina, il paraît sur des documents cartographiques au moins depuis le début des années 1960. Il existe aussi plusieurs autres entités de ce nom, notamment le hameau de Lac-Pimbina situé à proximité.