Retour des Français à Québec

1632 : le retour des Français à Québec

Sommé de capituler le 19 juillet 1629, Samuel de Champlain avait livré « L’Habitation » à l’ennemi qui avait inauguré l’occupation le 22, soit environ trois mois après la paix de Suse. Or, le 24 avril 1629, les rois de France et d’Angleterre s’étaient engagés en particulier à se rendre réciproquement toutes les terres et tous les navires enlevés à partir de la ratification de ces ententes.

Il devenait donc évident que Québec devait être rendu à lo France, et Charles ne tarda pas à reconnaître caduque la prise de Québec Il en fallut quand même pas moins de trois ans de discussions et de rencontres pour en venir aux termes du traité de Saint-Germain-en-Laye.

« Tous les vaisseaux et leur cargaison, soulignait le traité — conservée ou vendue, et alors le prix est restitué — sont réciproquement restaurée; — en été, remise de Québec et de Port-Royal; — dans l’année courante, liberté de trafic aux négociants des deux nations ». (29 mars 1632).

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Le 18 avril, le sieur Emery de Caen quitte Dieppe avec La Salamandre, La Lionne, vaisseaux du Roi, et l’Assomption, son propre navire. Il transportait 40 hommes et trois Jésuites : Paul Le Jeune, Anne de Noue, Gilbert Buret, coadjuteur.

La reprise de possession s’effectue le 13 juillet. Cela se fait sur présentation à Louis Kirke des lettres patentes de Louis XIII, de Charles 1er et des Cent-Associés. L’année suivante, ces derniers frètent trois navires et en confient le commandement au capitaine Du Plessis-Bochard. Deux cents personnes accompagnent Champlain, les PP. Massé et Brébeuf.

Pour accomplir un vœu, le gouverneur — jusqu’alors Champlain n’avait été que lieutenant du vice-roi — fait ériger une chapelle. On la connait alors sous le vocable de Notre-Dame de Recouvrance.

En 1632, tout était à faire ou à refaire. C’était un nouveau départ. Bien sûr, le bilan des réalisation, après deux ans, n’est pas encore très impressionnant. Mais il ne faut désespérer de rien. En effet, l’effort de Champlain et la propagande des Jésuites ne sauraient rester sans résultats. Pour le moment, ce qui inquiète le plus, c’est l’attitude de la France. Qu’attend la métropole pour suivre l’exemple de l’Espagne et de l’Angleterre, d’autant plus qu’elle a une population beaucoup plus considérable. La mort de Richelieu y changera peut-être quelque chose. Pourtant il faudra aussi chercher à mettre un terme aux guerres européennes.

Il est inacceptable que l’avenir de la Nouvelle-France se joue sur les champs de bataille allemands.

À compléter la lecture :

Source du texte : Le Boréal Express, Journal d’histoire du Canada.

Mission des Jésuites, retour à Québec des Français
Mission des Jésuites, retour à Québec des Français.

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