Comment fabriquer une raquette

Fabriquez-vous une paire de raquettes

La raquette est un moyen de transport connu de toutes les tribus indiennes de notre pays. Seuls les Esquimaux et les Indiens de la côte du Pacifique ne l’utilisent pas. Plusieurs ignorent peut-être cependant que la forme des raquettes varie considérablement avec les tribus. La neige a forcé tous les indiens à chausser la raquette en hiver. Mais les conditions particulières de la géographie de chaque région ont influencé considérablement la forme qu’on utilise. Nous vous présentons les trois formes qui illustrent le mieux ces différences.

L’espace est insuffisant pour que nous indiquions comment tresser le matériel de base de la raquette. Nous nous contentons ici de vous fournir quelques indications générales.

A — Le cadre

Il est ordinairement fait d’une bande en bois de pin. D’une largeur d’un demi pouce et d’une épaisseur d’un quart de pouce environ, cette bande aura la longueur nécessaire à construire le cadre du modèle de raquette choisi. Il faudra deux planchettes, de pin également, qui, placées en arcs légèrement courbés, joindront les deux côtés de la raquette, permettront de mieux soutenir le cadre et serviront d’attaches à la partie centrale du treillis. Enfin, deux autres
bandes de pin, très courtes serviront à renforcer le cadre au centre, de chaque côté, entre les deux planchettes. (Voir les illustrations.

B — Le treillis

En nerf d’orignal ou de caribou, en lanières de peau d’orignal, même en lanières d’écorce d’orme, le treillis doit être solidement fixé au cadre et traité avec de la graisse d’ours afin que la neige fondante ne l’affecte pas. N’oubliez pas que cette partie du treillis qui portera directement le pied doit être renforcée. On peut la doubler, la tresser
plus fin ou utiliser du matériel plus solide.

C — L’oeil

L’oeil de la raquette doit être particulièrement surveillé. On doit en calculer la grandeur en tenant compte des dimensions de la raquette, surtout de sa largeur. Il est important aussi de renforcer le treillis autour de l’oeil par une lanière supplémentaire et une série d’enroulements et de noeuds qui lui donneront assez de solidité.

D — L’attache

Une bonne lanière en peau d’orignal suffira. Il faut qu’elle ait au moins trois pieds de long si on veut qu’elle rende service et tienne suffisamment le pied et la cheville.

1 – La raquettes des Montagnais

La raquette montagnaise se nomme communément « patte d’ours ». Elle a normalement 27 pouces de long et 26 ou 27 pouces de large. Pratiquement ronde, la « patte d’ours » est très utile en forêt où elle ne risque pas de
s’accrocher aux arbustes.

2 — La raquette des Ojibways

La raquette Ojibway a normalement 45 pouces de long par 21 pouces de large. Sa forme losangée la fait vite reconnaître. Sa queue longue ne serait pas utile en forêt dense mais sert bien dans les territoires assez désertiques du nord-ouest des grands lacs où vivent les Objiways.

3 – La raquette des Cris

Voilà une raquette surprenante. Elle est extrêmement utile pour voyager sur la neige durcie en croûte des plaines de l’ouest. Large de quinze pouces, cette raquette mesure six pieds de long. L’avant est légèrement recourbé afin de permettre à celui qui porte ces raquettes de glisser sur la croûte de la neige quand il le désire.

Bricoleurs, à vos raquettes !

Source du texte : Le Boréal Express, Journal d’histoire du Canada.

Comment fabriquer une raquette
Différents types de raquettes. Source de l’image : Boréal Express.

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