Origine du nom de Québec

Origine du nom de Québec : Versions dignes de foi

Origine du nom de Québec. Notons que selon les attestations les plus dignes de foi, le rétrécissement du Saint-Laurent, juste en amont de l’île d’Orléans, serait à l’origine du nom de la ville de Québec. Cette caractéristique géographique n’avait pas manqué de frapper le découvreur Samuel de Champlain qui avait noté, en 1603, que le mot Québec désignait en langue amérindienne un détroit de ce fleuve.

Cet explorateur précisait de plus, cinq ans plus tard, que le lieu habité était aussi appelé Québec par les Amérindiens. De même, l’historien Marc Lescarbot, qui avait passé un an en Acadie, en 1606-1607, écrivait, à cette époque, que les marins français, lors de leurs voyages en Amérique, utilisaient généralement les noms de lieux issus des langues amérindiennes et il était Québec parmi les exemples.

Dans la famille linguistique algonquienne, Québec signifie précisément détroit, rétrécissement. La ville de Québec, fondée en 1608, a, par la suite, donné son nom au territoire de l’État qui s’est formé progressivement par extension géographique. En effet, par la proclamation royale de Londres du 7 octobre 1763, un territoire dit laurentien, couvrant la partie méridionale de l’étendue de pays actuelle, a été désigné par l’appellation Province de Québec.

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Mais depuis le rattachement de l’Ungava au Québec, en 1912, le territoire québécois s’étend, au nord, jusqu’au détroit d’Hudson, soit au-delà du 62e parallèle. Au plan international, le toponyme Québec a migré dans plusieurs pays (Belgique, Bénin, Chili, Espagne, États-Unis, Mexique, Pays-Bas, Royaume-Uni,…) ; mais c’est en France que cette dénomination apparaît le plus souvent dans la toponymie, le nombre d’entités ainsi baptisées dépassant la cinquantaine.

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Mis à part le quartier appelé Le Québec, en banlieue de Honfleur (Calvados), les autres toponymes de ce nom, en France, désignent un espace et des voies de communication : ici une allée, là une avenue, un boulevard, une esplanade, un pont, un quai, une rue, un terrain et une place bien connue de Paris, la place du Québec.

Notons que les rues, les avenues et les places sont les entités les plus fréquentes à porter le nom de Québec. Ces odonymes, environ une quarantaine en France, évoquent soit la ville de Québec, soit le Québec, en tant que territoire, dans les proportions à peu près égales. La rue de l’Acte-de-Québec, à la Roche-sur-Yon (Vendée), et la rue Laval-Québec, à Laval (Mayenne), sont probablement les seuls odonymes ayant des spécifiques composés comportant l’élément Québec.

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L’histoire de la ville de Québec est intimement liée à sa situation géographique et à son site exceptionnel. « Rien ne m’a paru si beau et si magnifique que la situation de la ville de Québec. Elle ne pourrait mieux poster quand elle devrait devenir un jour la capitale d’un grand empire ». Ainsi écrivait Frontenac en 1672, alors qu’il était gouverneur général.

Érigée sur la rive gauche du Saint-Laurent, à l’endroit dans lequel le fleuve devient estuaire, la ville, juchée sur son promontoire mieux connu sous le nom de Cap Diamant, constitue une forteresse naturelle enveloppée dans un décor fascinant.

Ce site remarquable a d’ailleurs inspiré quelques auteurs qui en ont déduit que le toponyme Québec était d’origine française, dérivant de l’expression Quel Bec !, synonyme de Quel Cap ! Son destin demeure d’ailleurs tracé par cette configuration singulière.

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Berceau de la Nouvelle-France, Québec fut successivement la capital de l’empire colonial français du Nouveau Monde, le siège du gouvernement britannique en Amérique, la capitale du Bas-Canada, puis celle de l’Union et, enfin, celle du Québec actuel. Dotée d’une personnalité unique en Amérique du Nord, elle figure, depuis 1985, sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, grâce à son arrondissement historique authentique qui rappelle la vieille Europe et attire tant de touristes.

La ville moderne constitue le noyau de la Communauté urbaine de Québec, une agglomération composée de plus d’une douzaine de municipalités regroupant plus de 500 000 habitants, très majoritairement francophones, qui travaillent essentiellement dans l’administration gouvernementale et dans les services.

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Le funiculaire de Québec s’écrase. Le 12 octobre 1996 à Québec, une cabine de funiculaire du Vieux-Québec s’est écrasée contre son socle
Le funiculaire de Québec s’écrase. Le 12 octobre 1996 à Québec, une cabine de funiculaire du Vieux-Québec s’est écrasée contre son socle.

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