Nominations aux postes de haut niveau

Nominations à des postes de haut niveau en Amérique du Nord

Nominations britanniques à des postes de haut niveau après la Conquête.

Le général Th. Gage – commandant en chef des forces anglaises d’Amérique

Le général Thomas Gage a été nommé commandant en chef des forces anglaises d’Amérique comme successeur du général Amherst qui occupait ce poste depuis la guerre de la conquête.

Le général Gage doit sa nomination à une carrière militaire longue et particulièrement glorieuse.

Thomas Gage appartient à la haute noblesse d’Irlande. Né en 1721, il obtient une commission de lieutenant dès l’âge de vingt ans. Capitaine à vingt-quatre ans dans le régiment d’Irlande, il est promu major en 1748 et lieutenant colonel en 1752.

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Venu en Amérique avec le 44e régiment, en 1754, il participa à l’attaque du fort Du Quesne où il s’illustra et fut blessé. Il combattit également à Carillon et accompagna le général Amherst lors du siège de Montréal.

C’est à lui d’ailleurs que le général en chef confia le gouvernement de Montréal pendant le régime militaire. À la recommandation de son chef, il fut élevé au grade de major-général en 1761.

Tous les Canadiens de la région de Montréal se plaisent à indiquer l’esprit de sincère objectivité et de justice avec lequel le général Gage s’acquitta de son mandat de gouverneur de Montréal. Dans son rapport de mars 1762 au gouvernement de Londres, le général Gage écrivait d’ailleurs lui-même: « Je suis très heureux de vous informer que pendant toute la durée de mon administration, je m’applique avec le plus grand soin et la plus constante attention à ce que l’on traite les Canadiens conformément aux sentiments de bonté et d’humanité de Sa Majesté à leur égard.

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Aucun empiètement sur leurs propriétés, aucune insulte à leur personne n’ont été laissés impunis; les moqueries au sujet de la sujétion que leur a imposée le sort des armes, les remarques injurieuses à l’égard de leurs coutumes ou de leur pays et les réflexions concernant leur religion ont été réprimées et interdites.

« L’Anglais et le Canadien sont sur le même pied. On les considère au même degré sujets d’un même prince. » Cette attitude du général Gage lui assure toute la sympathie et toute la confiance des Canadiens.

Le nouveau général en chef n’a que quarante-deux ans. Son quartier général se situe dans la ville de New- York. Les Canadiens se souviendront de lui comme d’un homme juste et c’est le plus grand compliment qu’on puisse faire à un homme public.

Le général R. Burton à Montréal

Le major général Ralph Barton vient de quitter le gouvernement des Trois-Rivières pour celui de Montréal. Il s’était absenté déjà de son gouvernement pour accompagner le 95e, qui participait au siège de la Havane. Cet éloignement cependant ne dura qu’un temps.

On sait que Burton est arrivé d’Angleterre au début de la guerre de la conquête. Blessé à la Monongahéla, il faisait partie des effectifs qui ont réussi la prise de Louisbourg en 1758 et de Québec en 1759. C’est meme lui qui commandait les troupes de réserve au siège de Québec.

Il devint, après la chute de Québec, lieutenant-gouverneur de la ville sous l’autorité de Murray. Depuis la chute de Montréal en 1760, Burton était gouverneur du district des Trois-Rivières. Ensuite, le remplacera à ce poste le colonel Frederick Haldimand.

Le lieutenant-colonel Fr. Haldimand accède définitivement au gouvernement des Trois-Rivières

Le lieutenant-colonel Frederick Haldimand vient de $e voir confier le gouvernement des Trois-Rivières. On sait que Haldimand avait occupé ce poste par intérim de mai 1762 à mars 1763. Burton était alors revenu prendre son poste, mais il doit maintenant le quitter définitivement pour Montréal.

C’est donc un homme bien au courant de l’administration qui tiendra désormais le gouvernail aux Trois-Rivières. Pendant l’année où il fut gouverneur temporaire, Haldimand s’intéresse fortement aux Forges du Saint-Maurice et a constamment joué de son influence et de son autorité pour en faire augmenter les opérations.

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Il s’est aussi occupé, durant son premier séjour, à réorganiser l’administration de la justice dans le territoire qui était sous sa juridiction. Chacun des quatre centres administratifs créés par lui possédait sa cour de litige présidée par un capitaine de côte et composée d’officiers.

La carrière de Frederick Haldimand est certainement une des plus curieuses qu’il nous soit donné de rencontrer dans les rangs des officiers britanniques. Suisse de naissance, Haldimand naît en 1718. Dès l’âge de 15 ans il s’engageait dans les rangs de l’armée de Sardaigne. En 1750, on le retrouve capitaine – commandant dans l’armée hollandaise. C’est en Hollande que l’ambassadeur d’Angleterre l’engage avec un de ses amis pour servir dans les troupes britanniques qui partent pour l’Amérique.

Haldimand débarque à New York en 1756, devient lieutenant-colonel et prend garnison à Philadelphie. En 1758 il commande un bataillon que le gouvernement désigne pour la campagne du Canada. Blessé à la bataille de Carillon, il passe au commandement du fort Édouard. Il dirige ses hommes à l’assaut du fort Oswégo, puis participe à la prise de Niagara. Ensuite, il était des troupes qui firent l’assaut de Montréal en 1760. Il demeure dans cette ville, sous les ordres de Gage, jusqu’en 1762, année où il accédait au gouvernement intérimaire des Trois-Rivières.

Peu de temps avant de la nomination comme gouverneur titulaire de cette ville et de la région qu’elle commande, le commandement venait de promovoir Haldimand colonel.

Le nouveau gouverneur connait très bien les nuances de la langue française.

Voir aussi :

Illustration : Soldats britanniques du 50e Régiment de West Kent en 1756. Auteur de l'image : Richard Simkin, image réalisée en 1914. Image libre de droit.
Illustration : Soldats britanniques du 50e Régiment de West Kent en 1756. Auteur de l’image : Richard Simkin, image réalisée en 1914. Image libre de droit.

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