Histoire du Québec

Nantes

Municipalité de Nantes

La municipalité de Nantes, constituée en 1874, fait partie de la région administrative de l’Estrie et de la Municipalité Régionale de Comté du Granit.

Nantes occupe une superficie de plus de 120 kilomètres carrés et regroupe une population d’environ 1 450 résidents – Nantaises et Nantais.

Le village de Nantes se trouve entre Lac-Mégantic et Stornoway. Les lacs Whitton, Mc Kenzie et Orignal se trouvent à proximité de la localité. Les trois lacs ont une eau limpide et cristalline.

C’est ici qu’autrefois la route croisait le premier chemin de fer et c’est pourquoi, la municipalité de Spring Hill (telle était l’appellation du village à l’époque) a connu ses jours de gloire.

En fait, ce sont des colons écossais, les familles de McRae, Murdo et Murray qui s’y établissent vers la fin des années 1860 et qui désignent leur petit village avec le nom gaélique Drum-A-Vack. Mais, vers la fin des années 1870, quand le chemin de fer arrive et qu’on y érige une gare et un bureau de poste, le village reçoit le nom de Spring-Hills.

Vers la fin du XIXe siècle, le village compte déjà deux scieries, un bureau de télégraphe et deux magasins généraux.

Des familles canadiennes-françaises s’y installent en 1905.

Aujourd’hui, Nantes est un lieu de villégiature. De plus, des plantations d’arbres de Noël, exportés aux États-Unis en grand nombre, sont une source de retombées économiques très importantes.

Municipalité de Nantes, note historique

La localité de Nantes provient du démembrement de la municipalité de Whitton, créée en 1861, en trois municipalités de canton distinctes : Marston, Hampden et Whitton., séparation intervenue en 1874. À son tour, Whitton dont la dénomination rappelle un des villages de ce nom en Angleterre, probablement celui du Middlesex, en banlieue de Londres, subit une modification de nom en 1957 en faveur de Nantes, en plein à l’époque de francisation de la toponymie dans l’Estrie. Ce toponyme rappelle que quelques Français, originaires de la ville sise au fond de l’estuaire de la Loire, à 394 km de Paris, ont été parmi les premiers à s’implanter dans ce coin de terre québécoise, bien qu’ils aient été précédés par des colons d’origine britannique (1861) et québécoise (1883). Nantes demeure particulièrement célèbre pour avoir été le lieu où Henri IV signait, en 1598, l’édit qui accordait aux Huguenots (protestants) un statut légal dans le royaume de France. Les colons nantais se sont installés à quelques kilomètres à l’est du lac Whitton et de la municipalité de Milan, en Estrie, dans la banlieue nord-ouest du Lac-Mégantic.

Les Nantes québécois ont pour ancêtres plusieurs Nantais français qui avaient été recrutés par la Société nantaise d’exploitation forestière, entreprise industrielle spécialisée dans le commerce du bois qui s’installe au Québec en 1879.

Par le passé, l’endroit était identifié sous l’appellation de Spring Hill, par allusion à une source située sur une petite colline, à proximité du village. D’abord attribuée au bureau de poste local en 1879, cette appellation sera reprise pour la mission de Notre-Dame-du-Bon-Conseil-de-Springhill ouverte en 1910, devenue paroisse en 1922. On relève, en outre, la dénomination mystérieuse Drum à Vack, qui n’a pas encore livré son secret, à l’exception de drum, tambouriner, encore qu’il puisse s’agir du sens de remplir les lots vacants, en les publicisant, en y attirant les gens, surtout les anglophones.

Nantes

Vue aérienne de Nantes. Source de l’image : Site Internet de Nantes.