Histoire du Québec

Canton de Low

Le canton de Low est situé au coeur de la municipalité régionale de comté de La-Vallée-de-la-Gatineau, dans la région administrative de l’Outaoauis, à environ 40 minutes de la ville de Gatineau et d’Ottawa.

La municipalité s’étale sur plus de 259 kilomètres. La rivière Gatineau la traverse à l’est et le village de Low, noyau de la municipalité, est situé près du barrage Paugan, construit sur cette rivière vers la fin des années 1920. Low regroupe environ 900 Lowites.

Les premiers habitants de Low viennent de l’Irlande et des États-Unis au début du XIXe siècle. Low emprunte son nom à Charles Adamson Low, riche marchand de bois de la région qui y vécu au XIXe siècle.

Aujourd’hui, plusieurs des résidants de Low effectuent quotidiennement le trajet vers l’agglomération de Gatineau/Ottawa pour se rendre au travail.

Notons les coûts relativement faibles de l’immobilier, la qualité de vie, le caractère paisible et calme de la municipalité. Toutes ces qualités attirent de nouveaux résidants ainsi que de nombreux villégiateurs.

D’ailleurs, de nombreux visiteurs y viennent et la municipalité met en profit la croissance du tourisme sur son territoire. En effet, les activités touristiques contribuent à consolider l’économie de la municipalité.

Des attraits touristiques et patrimoniaux de Low, citeron son pont couvert. On accède à la municipalité en suivant la route 105.

On trouve à Low quelque auberges et restaurants, ainsi que des camps de vacances camps d’été, des services de location de canots, des cours d’équitation… La véloroute du Draveur, d’une longueur de 80 kilomètres, commence à Low et mène jusqu’à Maniwaki.

Municipalité de Low

Cette municipalité, fondée en 1848, représente l’un des rares cas où le canton dont elle tire sa dénomination a été proclamé ultérieurement ; le canton remonte à 1859 alors que la municipalité de canton était officiellement érigée le 1er janvier 1857, décision qui entre en vigueur le 1er janvier 1858. La proclamation des cantons constitue un geste purement officiel, pratiquement toujours postérieur, et souvent de plusieurs années, à leur désignation. Quant à la paroisse, identifiée comme Saint-Martin-de-Tours, elle voit le jour à titre de mission en 1858 et fera l’objet d’une érection canonique en 1892. On a voulu rendre hommage à Charles Adamson Low, important marchand de bois de la région du milieu du XIXe siècle, époque de l’arrivée de nombreux immigrants irlandais. Son patronyme identifiait également le bureau de poste à compter de 1854. Low se niche dans un coin de pays montagneux, mais favorable à l’agriculture, parsemé de lacs et de rivières en abondance, à peu près à mi-chemin entre Gatineau et Maniwaki, sur le bord de la Gatineau, elle est bornée par les municipalités de Kazabazua, au nord, et de La Pêche, au sud. Une présence anglophone significative a valu aux citoyens de Low lo nom collectif reconnu de Lowites, tandis que les nombreuses compétitions sportives qui s’y déroulent expliquent le blason populaire répandu se Sportifs. La municipalité a aussi hérité d’un surnom, Paugan, mot qui en algonquin a pour sens “pipe, calumet” et qui provient vraisemblablement, suivant le phénomène de transfert spatial, du barrage de la chute Paugan qui alimente une petite centrale hydroélectrique. Cette appellation, populaire localement, s’applique également au barrage, à une baie, un lac et un hameau, Pangan Falls.

Hameau de Martindale

À une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Gatineau, à proximité de la rive ouest de la rivière Gatineau, se trouve le hameau de Martindale, dont le territoire relève de la municipalité du canton de Low. Cette petite agglomération, qui ne regroupe aujourd’hui qu’une dizaine d’habitations, est née dans la seconde moitié du XIXe siècle avec l’arrivée d’une forte immigration irlandaise dans cette partie de l’Outaouais. Une mission, fondée en 1858, a été mise sous le patronage de saint Martin (316? – 397), évêque de Tours. Le terrain sur lequel on a érigé l’église de l’endroit, en 1892, a été par ailleurs donné à la mission par Martin O’Malley, un pionnier irlandais. En son honneur, le bureau de poste, qui a desservi la petite communauté anglophone de 1893 à 1957, et le hameau, ont été désignés officielleemnt sous le nom de Martindale. Le constituant anglais « dale » signifie « vallée » ou « vallon » et il évoque la topographie du site de Martindale.

Low

LoUn aperçu du camp érigé lors de la construction du barrage Paugan, en 1927. Source: inconnue. Collection : Jane Earle MacDonald. Diffusée par la Société historique de la Vallée de la Gatineau.