Reflexions sur Louis d’Ailleboust

Louis d’Ailleboust (né vers 1612 – décédé le 31 mai 1660)

À la fois défricheur, jardinier, architecte, ingénieur, négociateur et gouverneur, Louis d’Ailleboust, sieur de Coulonges, fut l’un des plus prestigieux et des plus honnêtes artisans de l’établissement des Français en terre d’Amérique.

Originaire de l’Aisne en Champagne, il était descendant de Pierre d’Ailleboust, jadis médecin de François 1er, dont la famille était de souche allemande.

Membre de la Société Notre-Dame de Ville-Marie, il arriva dans la colonie le 15 août 1643, en compagnie de sa femme et de sa belle-soeur.

Monsieur de Maisonneuve lui confia d’abord le soin d’ajouter deux bastions aux angles du fort. Il poursuivit dans ce domaine en dressant les plans de plusieurs constructions privées dont il fait autant de redoutes. Après avoir temporairement remplacé le Sieur de Chomédey à la tête de Ville-Marie, d’Ailleboust est envoyé en France pour négocier plusieurs questions importantes. Mazarin, probablement rassuré sur ses réelles qualités, lui accorde la succession de M. de Montmagny.

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De retour dans la colonie le 22 août 1648, il s’acquitte de son mandat avec honnêteté et dignité. Pour parer au danger iroquois, il organise un camp-volant, soit un corps de troupe d’une cinquantaine d’hommes pour contenir l’ennemi. Il s’efforce en même temps de fortifier Montréal, Trois-Rivières et Québec.

Pourtant les Iroquois sont partout. La Huronie reçoit le coup de grâce. Les Pères Daniel, Garnier, Brébeuf, Lalemant et Chabanel y laissent leur vie. La France, aux prises avec des troubles intérieurs, néglige d’envoyer des renforts . . .

C’est dans ce contexte trouble et sombre que d’Ailleboust remettait le pouvoir à M. Je Lauzon et se retirait sur sa terre de Coulonges. Il profita de sa retraite pour établir une pêcherie à Percé.

En 1657, au retour d’un séjour de deux ans dans la métropole, il occupa la charge de gouverneur intérimaire. Depuis ce temps, il n’avait guère quitté Ville-Marie. Il devait y terminer ses jours dans la paix et la prière.

S’il ne laisse aucune postérité, nous conservons tout de même l’exemple d’un homme honnête, désintéressé et brave.

Source du texte : Le Boréal Express, Journal d’histoire du Canada.

Illustration : Portrait de Louis d'Ailleboust de Coulonge. Portrait de l'époque. Image libre de droit.
Illustration : Portrait de Louis d’Ailleboust de Coulonge. Portrait de l’époque. Image libre de droit.

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