Histoire du Québec

Lac-Beauport

Municipalité de Lac-Beauport

Lac-Beauport est une vaste municipalité de la région administrative de la Capitale-Nationale, se déployant sur une superficie de 63 kilomètres carrés et regroupant environ 6500 Lac-Beauportoises et Lac-Beauportois. Lac-Beauport fait partie de la municipalité régionale de comté de La Jacques-Cartier et de la Communauté métropolitaine de Québec. Lac-Beauport se trouve à un quart d’heure de la ville de Québec.

Lac-Beauport, située au milieu d’une grande forêt, est entourée de montagnes, de lacs et de rivières qui forment un environnement privilégié.

Avant le début du XIXe siècle, ces terres étaient visitées par des coureurs des bois et par des indiens qui venaient y chasser le gibier. Vers 1820, on commence à défricher des lots de terrains et la concession de Waterloo Settlement est fondée. En l’espace de quelques années, pas moins d’une centaine de colons s’implantent dans le secteur de «Brûlé», le long de l’actuel chemin des Lacs. Puis au fil des ans, des familles s’installent un peu partout autour du lac Beauport.

En 1853, la paroisse et la municipalité de Saint-Dunstan-du-Lac-Beauport sont constituées canoniquement et civilement. Les résidents pratiquent l’élevage et une agriculture de subsistance.

C’est à partir de 1935 que l’engouement pour les sports d’hiver et les activités récréatives et touristiques attirent de nombreux visiteurs. Lac-Beauport  est alors transformée en une destination de choix pour le tourisme santé au Québec et c’est un lieu de villégiature recherché.

Depuis, Lac-Beauport connaît un développement domiciliaire soutenu.

Parmi ses nombreux attraits touristiques, on peut citer le sentier de la Ligne-d’Horizon, de 9 kilomètres, qui relie le centre de services Saint-Dunstan au parc de la Gentiane, ainsi que les sommets du centre de ski Le Relais et du mont Saint-Castin. De magnifiques points de vue s’ouvrent depuis ce sentier sur la municipalité de Lac-Beauport et sur la ville de Québec. Le sentier Le Montagnard rejoint le Sentier national du Québec et commence au centre communautaire de Lac-Beaupré. D’une longueur de 20 kilomètres, il mène jusqu’à Sainte-Brigitte-de-Laval. Ce sentier parcourt la vallée de la rivière Montmorency et on peut admirer le long du parcours le paysage laurentien, la ville de Québec et l’île d’Orléans.

Le plus important événement culturel de la ville est le Symposium Aquarelle Lac-Beauport qui constitue la seule manifestation au Québec vouée exclusivement à l’aquarelle et qui se tient dans la municipalité depuis 1996.

Mont Tourbillon

S’élevant à 573 m, le mont Tourbillon se trouve dans la partie sud-est de la municipalité de Lac-Beauport, près de Québec, aux limites des municipalités de Beauport, au sud, et de Sainte-Brigitte-de-Laval, à l’est. Le nom du club Mont-Tourbillon, fondé en 1972, par Peter Glackmayer, s’est rapidement imposé à ce relief dont le sommet essuie de fréquentes bourrasques. Avant cette date, on relève le toponyme Mont John-Pearson, d’après le nom d’un ancien propriétaire des lieux.

Historique de Lac-Beauport

La présence de montagnes, de boisés et de lacs, à quelques minutes seulement de la ville de Québec, au nord de Charlesbourg et au nord-est de Lac-Saint-Charles, a consacré la vocation de lieu de détente et de loisir de Lac-Beauport, grande banlieue résidentielle dotée de bons établissements hôteliers.

Lac-Beauport fait partie, en outre, de la MRC de La Jacques-Cartier tout comme Fossambault-sur-le-Lac, Lac Delage, Lac-Saint-Joseph, municipalités à vocation touristique également. Depuis 1930, le ski constitue le sport qui établit la renommée municipale. Vers 1820, une toute petite agglomération répondant au nom de Waterloo Settlement voyait le jour sur le site présent de la municipalité de Lac-Beauport. Cette appellation se voulait l’évocation de la victoire des armées anglaise et prussienne sur Napoléon Ier, en 1815, à Waterloo (Belgique). Comme on donnait le nom de settlers, aux immigrants anglais qui s’établissaient sur des terres, leur territoire était tout naturellement identifié comme un settlement. Dans ce cas-ci, l’appellation était d’autant plus indiquée que plusieurs parties du territoire étaient concédées à des fantassins anglais démobilisés. En 1853, l’endroit sera canoniquement érigé en paroisse sous le nom de Saint-Dunstan-du-Lac-Beauport, identique à celui de la municipalité de paroisse créée officiellement deux ans plus tard. Cette dernière avait toutefois été précédée, en 1845, par la municipalité de St-Dunstan, Lac Beauport, abolie en 1847. Le choix de saint Dunstan comme patron tutélaire s’est imposé par le fait que des Anglais, des Irlandais et des Écossais ont défriché le territoire.

Ce saint ermite vécut de 924 à 988 et apporta de nombreuses réformes à la vie monastique en Angleterre. Ce bénédictin, à qui les Saint-Dunstanniens doivent leur dénomination collective, aujourd’hui peu usitée et vieillie, a été nommé évêque de Worcester en 957 et archevêque de Canterbury en 960. Le voisinage du lac Beauport et l’inclusion du territoire dans la seigneurie de Beauport, concédée à Robert Giffard en 1634 que l’on appelait d’ailleurs monsieur de Beauport, justifient la présence de ce constituant, que le plan d’eau a reçu à une époque ancienne. Couramment, la municipalité était exclusivement désignée sous le nom de Lac-Beauport, usage plus que centenaire qui a incité les autorités municipales à demander au gouvernement le changement de nom de la municipalité en Lac-Beauport. Cette décision s’est concrétisée officiellement en 1989. D’ailleurs, le bureau de poste local était identifié sous la forme anglaise de Lake Beauport à compter de 1859 et ce, jusqu’en 1914 alors qu’on le francisa en Lac-Beauport.

Lac-Beauport

Vue aérienne de Lac-Beauport. Source de l’image : Gilbertius