Histoire du Québec

Lac-aux-Sables

Municipalité de Lac-aux-Sables

Constituée en 1899 sur un vaste territoire de plus de 285 kilomètres carrés, la municipalité de paroisse de Lac-aux-Sables est située dans la région administrative de la Mauricie, à quelques 95 kilomètres au nord-ouest de la ville de Québec, dans la partie peuplée de la Municipalité régionale de comté de Mékinac. Environ 1400 Sabloises et Sablois habitent les lieux. La municipalité est formée des paroisses catholiques de Saint-Rémi de Lac-aux-Sables et de Saint-Léopold d’Hervey-Jonction.

Colonisée à partir des années 1880, Lac-aux-Sables est majoritairement construit sur les bords du lac du même nom, où l’eau est limpide.

Avant même la colonisation et la fondation de la Paroisse de Saint-Rémi du Lac-aux-Sables,  plusieurs pêcheurs et chasseurs fréquentaient la région, particulièrement le secteur des lacs Francis et Brûlé.

La colonisation du territoire s’est fait grâce à l’industrie forestière, notamment aux opérations des moulins à scie, à une agriculture de subsistance et à l’arrivée du chemin de fer.  En effet, la gare de Hervey-Jonction est construite en 1905 et est alors le point de jonction des trains de Montréal vers la ville de Québec, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, le Haut-Saint-Maurice et l’Abitibi. Maintenant, le train s’y arrête quelques minutes afin d’effectuer la séparation et l’aiguillage des deux trains voyageurs (l’Abitibi et le Saguenay).

Aujourd’hui, le territoire est consacré presque essentiellement à la villégiature et à la foresterie. L’agriculture, bien que présente, y joue un rôle de moindre envergure.

Hervey-Jonction, avec une population de 300 habitants, est un territoire d’aventures parsemé de rares chalets de villégiature, de rivières, de lacs et de forêts sauvages.

Village de Hervey-Jonction

Ce village est compris dans les limites de la municipalité de la paroisse de Lac-aux-Sables, dans la région de Portneuf. Il s’est développé au début du XXe siècle, au moment de la construction du chemin de fer National Transcontinental. Chilion Long Harvey, ingénieur à l’emploi de cette compagnie à partir de 1903, a laissé son nom à la nouvelle gare, au bureau de poste (Hervey Junction, 1907-1936) et au village qui devint rapidement un carrefour ferroviaire achalandé, jonction des lignes desservant le Lac-Saint-Jean, l’Abitibi-Témiscamingue et les villes de Québec et de Montréal. Au tout début, la gare fut désignée durant une courte période Read-Station, nom parfois orthographié Reid’s Station ou Read-Jonction, du nom de son constructeur, en 1893, soit peu avant l’arrivée des premiers résidents permanents du village. Vers 1920, on projeta la fondation de la paroisse de Saint-Léopold, devenue simplement, en 1947, une desserte de Saint-Rémi, en raison du faible accroissement de la population du village d’Hervey-Jonction,

lac aux sables

Photo aérienne de Lac-aux-Sables. Source : © tourismelacauxsables.com.

Au fait, la majorité des travailleurs actifs oeuvrent à l’extérieur de la municipalité dans les secteurs forestier, ferroviaire ou de la santé.

Les principaux attraits liés à la villégiature et au tourisme sont les cinq terrains de camping dont trois avec de magnifiques plages sur les rives du lac aux Sables, un camp de vacances pour étudiants au lac en Cœur et une ZEC (zone d’exploitation contrôlée) pour la chasse et la pêche – ZEC Tawachiche, ainsi qu’un magnifique club de golf du nom de Saint-Rémi et bien sur ses 47 lacs : lac Brûlé, lac Huron, lac des Missionnaires, lac Simon, lac Veillette et autres.

Deux rivières sont présentes sur le territoire de Lac-aux-Sables, dont la rivière Batiscan qui le traverse et l’un de ses affluents, la Tawachiche, longue de 25 kilomètres, qui coule entièrement sur le territoire municipal.

De nos jours, plus de 500 chalets sont construits sur les bords de ses eaux.

Dans la municipalité, on retrouve une école primaire Le Sablon d’or, les comités de loisirs de Lac-aux-Sables et Hervey-Jonction, la bibliothèque publique, l’office municipal d’habitation (OMH) Place de l’érablière, les clubs de l’Âge d’or, des Fermières, de l’AFÉAS, des Optimistes, des associations pour la protection des lacs Missionnaires, Lac-aux-Sables, Veillette.

L’église centenaire de Saint-Rémi, toute en bois est la fierté des paroissiens.

La municipalité compte également de bons restaurants, des gîtes, un motel, des sentiers de VTT et motoneiges.

L’Écho du lac est le journal local qui est distribué gratuitement aux résidents de la localité.

Historique de la municipalité de Lac-aux-Sables

À quelque 95 km au nord-ouest de Québec, dans une partie peu peuplée de la MRC de Mékinac située au sud-ouest de Rivière-à-Pierre, on retrouve la municipalité de Lac-aux-Sables, construite sur les bords du lac du même nom, lequel a également fourni l’appellation du bureau de poste local ouvert en 1892. Les premiers défricheurs sont arrivés sur les lieux en 1895 et dès 1899 la municipalité de la paroisse de Saint-Rémi était érigée et dénommée parfois Saint-Rémi-du-Lac-aux-Sables. Elle a reçu son appellation actuelle en 1893, laquelle fait allusion aux rivages sablonneux qui entourent le lac aux Sables. Quant à l’élément hagionymique, il a été attribué par le cardinal Bégin qui revenait de Rome à cette époque (il s’y rendit pour prêcher à l’occasion de la commémoration du baptême de Clovis par saint Rémi (437-530?), évêque de Reims. D’abord dénomination identifiant la paroisse érigée canoniquement en 1897, elle a été transférée à la municipalité de paroisse par la suite. L’activité économique des Sablois repose principalement sur l’agriculture et on note la présence de nombreuses fermes laitières sur le territoire.