La révolte du chef amérindien Pontiac
L’annonce de la signature du traité de Paris et de la défaite française se voit mal accueillie par les Amérindiens anciennement alliés aux Français. En effet, la fin de la Nouvelle-France signifie que les Britanniques dominent dorénavant le commerce des fourrures. Beaucoup d’Amérindiens craignent que les Britanniques, au contraire des Français, c’établissent massivement sur leurs terres et les traitent en nations conquises.
Au printemps 1763, Pontiac, chef des Outaouais, forme une Confédération rassemblant plusieurs nations amérindiennes pour faire la guerre aux Britanniques. Ainsi regroupés, les Amérindiens attaquent les forts. Ild d’en prennent aussi les postes de traite de la région des Grands Lacs de la vallée de l’Ohio. Ils en prennent alors la possession.
De l’année suivante, le général Amherst, posté à New York, envoie des troupes. Elles se composent de soldats britanniques, de miliciens américains et même de miliciens canadiens. Il réussit ainsi reprendre les forts tombés aux mains des Amérindiens. En juillet 1764, la plupart des forts sont reconquis, ce qui met fin à la révolte de Pontiac.

Biographie de Pontiac
Pontiac est un chef autochtone odawa du XVIIIᵉ siècle, célèbre pour avoir mené une vaste révolte contre la domination britannique en Amérique du Nord. Né vers 1720 près de la région des Grands Lacs, il devient un leader respecté parmi les Outaouais et d’autres nations alliées.
En 1763, inquiet de l’expansion britannique après la conquête de la Nouvelle-France, il organise un soulèvement coordonné contre les forts et avant-postes anglais, épisode connu sous le nom de « rébellion de Pontiac ». Durant ce conflit, plusieurs forts tombent temporairement, ce qui pousse les autorités britanniques à revoir leurs politiques envers les peuples autochtones.
L’influence de Pontiac décline après la fin des hostilités, mais il demeure une figure symbolique de la résistance autochtone. Il serait mort assassiné aux environs de 1769, probablement près de Cahokia, dans la vallée du Mississippi. Aujourd’hui, son nom est associé à diverses localités nord-américaines ainsi qu’à l’ancienne marque automobile Pontiac, ce qui témoigne de la persistance de sa mémoire historique.