Amérindiens du Québec

Amérindiens du Québec avant la colonisation

Le territoire du Québec a depuis longtemps été occupé par les Amérindiens. On pense que leurs ancêtres, des chasseurs de mammouths et de caribous, sont venus d’Asie et habitent sur le continent américain depuis près de 20 000 ans. Sous l’effet des glaciations, le détroit de Béring reliait alors la Sibérie à l’Alaska.

Les Amérindiens se dispersent peu à peu à travers l’Amérique. Nous trouvons des traces de leur présence dans le Nord-Est du continent datant de plus de 10 000 ans avant J.C.

On juge qu’à l’arrivée des Européens, on comptait plus de 225 000 Amérindiens au Canada, dont près de 20 000 se trouvaient sur l’actuel territoire du Québec.

À l’arrivée des Européens, un village du nom de Stadacona se dressait ;à l’emplacement de la future ville de Québec.

Jacques Cartier considérait que ce village était la capitale d’une petite région, le Canada, ou «Kanata», un terme amérindien pour «petite communauté» ou «village».

Il y avait bien sûr d’autres villages dans la vallée du Saint-Laurent, dont le plus connu et peut-être le plus grand était Hochelaga, situé sur l’île de Montréal. Hochelaga était un important centre commercial pour les tribus autochtones, tout comme Stadacona.

Amérindiens - Hochelaga
Village indien d’Hochelaga. Image : Histoire-du-Québec.ca.

Les basses terres fertiles du Saint-Laurent et des Grands Lacs étaient occupées par des groupes iroquoiens semi-sédentaires dont l’alimentation reposait principalement sur la culture du maïs, de la courge et du haricot. Une palissade de bois protégeait souvent leur village et on la déplaçait après dix ou quinze ans. Ces villages pouvaient contenir jusqu’à cinquante maisons-longues, dirigés par une mère ou ses filles. Chacune de ces maisons logeaient plusieurs dizaines d’individus. Ces groupes pratiquaient la petite guerre dont l’objectif était de ramener des scalps ou des prisonniers de guerre que l’on mettait à mort après de longues cérémonies de torture ou qui étaient adoptés afin de remplacer les guerriers qui ne revenaient pas. Les différentes tribus iroquoiennes, notamment les Iroquois et les Hurons, possédaient des structures politiques assez élaborées dans lesquelles plusieurs clans formaient des vastes confédérations regroupant des dizaines de milliers d’individus.

Mais avec l’arrivée des «visages pâles», le destin des peuples Autochtones  s’est avéré plutôt sombre… Notre site se réfère aux autochtones à plusieurs reprises, notamment dans l’article :

Femmes amérindiennes - Amérindiens
Amérindiens, femmes algonquiniennes. Source : Diane Boily / Site Édutic-UQTR, AKI : Sociétés et Territoires autochtones. Licence : Libre de droit pour une utilisation pédagogique.

Iroquois et Hurons

L’année 1740 fut l’année des rapprochements entre Français et aborigènes. Les Iroquois avaient envoyé une forte députation à Montréal offrir leurs condoléances au gouverneur sur la mort de Mgr de Lauberivière. Ils profitèrent de l’occasion pour se livrer à une grande manifestation d’amitié.

Un auteur raconte ainsi cet événement pittoresque: « Ils offrirent leurs colliers à M. de Beaucours, gouverneur de Montréal. Ils jetèrent un collier sur la tombe de l’évêque; ils pleurèrent leur fils Joncaire, mort depuis peu; ils rallumèrent le feu, éteint dans la cabane de Joncaire, et demandèrent que son fils vînt demeurer parmi eux pour l’entretenir. Ils rappelèrent que feu M. de Longueuil avait un frère, M. de Bienville; ils priaient Ononthio de le faire revenir pour qu’il prît soin du feu des anciens, allumé à Montréal. »

Leur discours fut envoyé avec les colliers à M. de Beauharnois qui leur transmit sa réponse … Il était fâché de n’avoir pu se trouver à Montréal pour les entendre parler; le frère de Longueuil ne pouvait revenir rallumer le feu à Montréal, car Ononthio Goa (le Roi) l’avait fait grand chef à la Louisiane, mais ses deux neveux en auraient soin. Il renvoie leur fils Joncaire, qui tiendra la natte de son père. Il leur promet de ne jamais gâter le chemin entre Montréal et les Cantons; il a été récemment nettoyé, (paix de Montréal 1700) il le conservera net. (J.-B.-A. Ferland: «Histoire du Canada», vol. Il, p. 456).

La plupart des Hurons, échappés au massacre de 1649, s’étaient réfugiés auprès des Outaouais avec lesquels ils ne s’entendaient plus. Une ambassade de leur tribu vint à Montréal, (1740) dans le but de préparer un établissement sédentaire à Lorette ou à Montréal.

Le chevalier de Beauharnois, neveu du gouverneur, fut envoyé dans leur pays pour connaître les intention réelles de ces sauvages, dont les paroles n’étaient pas toujours conformes à leurs actes. Le Chevalier s’aperçut bientôt que, retenus par leur vanité, ils ne voulaient pas paraître fuir.

Ils prétendaient cacher leur peur en disant aux nations voisines que leurs frères du Saut-Saint-Louis et du Lac des Deux-Montagnes venaient les enlever de leur feu pour leur en allumer un autre à Montréal.

Les Hurons s’établirent définitivement dans une île près de Détroit, et M. de Beauharnois revint à Montréal sans en rien obtenir.

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