Historique de la municipalité de L’Avenir
À 20 km au sud-est de Drummondville et à mi-chemin entre cette ville et Richmond, sur la rive ouest du Saint-François, dans le canton de Durham, L’Avenir se dresse dans un décor de riches pâturages et de fermes prospères. Les débuts du village sont marqués par l’arrivée des premiers colons en 1823, parmi lesquels on retrouve une proportion significative d’anglophones. En 1862, la municipalité de l’Avenir est érigée et celle du village du même nom voit le jour en 1931. Elles fusionnent en 1976 pour former le territoire municipal que nous connaissons aujourd’hui. C’est curieusement à un journal que le village doit son nom. En effet, en 1847, Jean-Baptiste-Éric Dorion (1826-1866), surnommé « l’enfant terrible en raison de ses positions musclées, fondait un journal au titre plein d’espoir de L’Avenir.
Véhicule des esprits forts de l’époque, il cessait de paraître en 1852. Né à Sainte-Anne-de-la-Pérade, Dorion s’établit bientôt à Montréal et fonde le journal qui devient l’arme privilégiée de sa bataille contre l’intransigeance du clergé et de sa lutte pour l’annexion du Canada aux États-Unis.
Il toucha aussi à la politique comme député de Drummond (1854-1857 et 1861-1866) et fonda en outre Le Défricheur (1862). C’est à la demande de ce journaliste que le nom de L’Avenirville a été attribué au bureau de poste, lorsqu’il s’établit dans les Bois-Francs en 1853. L’appellation s’est imposée tout naturellement lors de l’érection de la municipalité, d’autant que Dorion prévoyait une grande prospérité pour ce site et pour les L’Avenirois. L’espoir placé dans le futur ne pouvait être mieux véhiculé que par le mot « avenir ». L’Avenir a été et demeure le site d’importantes expositions agricoles annuelles organisées par la Société d’agriculture du comté de Drummond.
