Histoire du Centre-du-Québec

Voici l’histoire du Centre-du-Québec, résumée par grandes périodes. La région est formée d’une grande plaine s’étendant des rives du Saint-Laurent aux premiers reliefs des Appalaches.

Préhistoire, peuplement autochtone et Régime français (avant 1760)

Le retrait de la mer de Champlain a lieu à environ 9 000–5 500 ans avant présent. Ensuite, des chasseurs-cueilleurs autochtones s’installent dans la région entre 6 000 et 1 000 ans AP.

Dans les années 1530–1540, lors du passage de Jacques Cartier, ce sont des Iroquois du Saint-Laurent qui habitent la région (possiblement is s’agit de la nation Maisouna).

Des Algonquins et Innus s’établissent ensuite. Puis les Abénaquis s’installent dès les années 1650. En fait, leur arrivée et établissement sont le résultat de leur victoire dans les guerres indiennes.

Sous le Régime français, c’est le gouvernement de Trois-Rivières qui administre la région du Centre-du-Québec. Le gouvernement cède les premiers fiefs (Lintot et Dutort) en 1637. Ces fievs se situent à l’emplacement actuel de la ville de Bécancour.

Pourtant, le recensement de 1681 compte seulement 218 habitants. Ils habitent majoritairement à Saint-François-du-Lac, Nicolet et Bécancour.

La population passe à 1 315 habitants en 1739 et 2 825 en 1765, grâce à la forte natalité et l’arrivée de réfugiés acadiens.

Histoire du Centre-du-Québec : Régime britannique et colonisation des cantons (1760–1850)

Après la Conquête de 1760, les familles acadiennes deviennent plus nombreuses. En fait, elles obtiennent leur propre paroisse, Saint-Grégoire, en 1803.

À partir de 1792, avec l’ouverture du régime des cantons, le territoire s’inscrit dans la colonisation de l’arrière-pays.

Entre 1800 et 1840, la colonisation agricole structure l’occupation du sol. Un grand nombre de colons d’origine britannique s’y établissent, suivis par des Canadiens français.

Après la guerre anglo-américaine, Frederick George Heriot fonde la ville de Drummondville (plutôt il s’agit d’un poste militaire sur la rivière Saint-François).

Histoire du Centre-du-Québec : Industrialisation et développement ferroviaire (1850–1960) dans le Centre-du-Québec

À partir de 1850, la région entre dans une phase de consolidation économique avec l’amélioration des infrastructures de transport et le développement du réseau ferroviaire.

L’établissement du chemin du Grand Tronc favorise l’intégration aux marchés provinciaux et nationaux.

Au XIXe siècle, la région est paysanne; au XXe siècle, elle devient davantage ouvrière avec l’industrialisation massive et l’urbanisation.

La région se valorise par l’agriculture commercialisée, l’exploitation forestière et la montée des industries rurales.

Création de la région administrative (1966–1995)

En 1966, lors de la création des dix régions administratives du Québec, le territoire centricois est inclus dans la région de Trois-Rivières.

Dans les années 1990, des élus locaux demandent la création d’une région administrative distincte de la Mauricie.

Le 1er mars 1997, le gouvernement du Québec attribue au Centre-du-Québec son autonomie régionale, la faisant devenir la plus jeune région administrative du Québec.

Lors du référendum de 1995, les Centricois votent majoritairement en faveur de l’indépendance du Québec.

Caractéristiques actuelles

La région est composée de 5 MRC (Bécancour, L’Érable, Nicolet-Yamaska, Arthabaska, Drummond) et de 80 municipalités.

Elle est le berceau de la poutine et la capitale de la canneberge.

Aujourd’hui, la région compte plus de 260 mille habitants. Son économie variée allie agriculture, industries manufacturières et services. Le Centre-du-Québec est ainsi un espace intermédiaire entre Québec et Montréal.

L’histoire du Centre-du-Québec suit son cours.

Illustration : Rivière Saint-François à Drummondville en 1930. Auteur de la photographie : Félix Barrière, photo libre de droit (prise en 1930).
Illustration : Rivière Saint-François à Drummondville en 1930. Auteur de la photographie : Félix Barrière, photo libre de droit (prise en 1930).

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