Fin de la guerre de Pontiac : il se soumet

Pontiac se soumet : la révolte des Indiens vient de se terminer

Des courriers qui nous parviennent de l’Ouest indiquent que la révolte des Indiens vient de se terminer par la soumission du chef Pontiac.

C’est à Détroit que se déroula la cérémonie. G. Grogham, sous-intendant des Indiens, y avait convoqué les principaux chefs et en particulier Pontiac. Celui-ci, découragé, brisé et visiblement humilié, fit sa soumission entre les mains de Sir William Johnson. Il le fait dans les termes suivants : “Je donne mon calumet à William Johnson en réconciliation. Cela, ayant pris le roi d’Angleterre pour mon père en présence des tribus réunies.

Ce geste mettait un point définitif au soulèvement des Indiens de l’Ouest. Depuis 1764, les hostilités allaient d’ailleurs au ralenti. Dès cette année, le colonel Bradstreet, commandant de l’armée envoyée pour mater le soulèvement, avait amené huit tribus à signer des traités de paix séparés. Il avait réussi donc à dégager Détroit d’un siège de plusieurs mois.

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L’armée de Bradstreet, composée de réguliers anglais, de miliciens du New Jersey, du New York, du Connecticut et du Canada comprenait encore environ 2000 Indiens sous la direction de Sir William Johnson. Après la signature des traités de paix, Bradstreet libéra ses miliciens. En fait, il ne conserva sur les lieux que les réguliers et les indigènes.

Il était évident que Pontiac, après avoir levé le siège de Détroit, ne serait plus en mesure de reprendre la vigoureuse campagne qu’il avait menée l’année précédente.

Les traces laissées par la guerre de Pontiac sont profondes: massacre de quelque deux cents marchands de fourrures, perte de 7 à 800 soldats réguliers, destruction de nombreux forts et postes de traite. Il faut y ajouter que la région s’est complètement vidée de ses colons anglais et que, par suite, la colonisation des territoires du sud-ouest et de l’ouest des Grands-Lacs est considérablement retardée.

Le colonel Henry Bouquet, Suisse de naissance et ami du nouveau commandant militaire de la Floride, F. Haldimand, est mort au cours du mois de septembre de l’année dernière.

Son attitude lors de la répression du soulèvement de Pontiac lui a mérité certains reproches. Nous le voyons ci-haut écoutant les palabres des chefs indiens de l’Ohio, lors de son expédition dans cette région, il y a deux ans.

Journal « Boréal Express ».

Fin de la guerre de Pontiac : il se soumet
Illustration : Soumission de Pontiac. Gravure de l’époque de l’auteur inconnu. Image libre de droit.

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