Le fer des Forges Saint-Maurice

Forges Saint-Maurice : D’une grande conséquence pour notre service (George III, roi de la Grande Bretagne

Forges Saint-Maurice : Les instructions royales signées le 7 septembre 1963 sont d’une très grande importance pour découvrir les intentions réelles de l’Angleterre à notre sujet. Plusieurs directives sont de nature à nous inquiéter. D’autres, par contre, révèlent un souci louable de développer les ressources du pays. Ainsi, l’article 55, consacré aux Forges Saint-Maurice, laisse prévoir des développements ultérieurs importants. Le Roi y affirme que cette industrie est d’une grande conséquence et qu’il faut prévoir l’avenir.

“C’est notre bon plaisir qu’aucune partie des terres sur lesquelles on exploite les dites forges. Ou d’où on tire le minerai employé dans ces forges. Ou qui sembleront nécessaires et commodes pour cet établissement. Soit pour avoir un libre accès au fleuve, soit pour produire l’approvisionnement nécessaire de bois, de grain et de foin. On encore pour pacager du bétail, qu’on ne concède à aucun particulier.

Et aussi, c’est notre bon plaisir, qu’un aussi grand territoire que possible, contigu aux dites forges, ou les entourant, en sus de ce qui peut être nécessaire aux fins susdites, soit réservé à notre usage, pour être aliéné de la manière que nous indiquerons ou prescrirons plus tard.”

Le fer des Forges de Saint-Maurice supérieur même au fer importé de la Suède

Le gouverneur des Trois-Rivières, Ralph Burton, a démontré, par les faits et par ses arguments, que l’industrie
des forges Saint-Maurice peut jouer un rôle important dans la vie économique canadienne. Sous son administration de 20 mois, les Forges ont produit 127,784 livres de fer et 180 poêles. Les profits réalisés ont permis de défrayer les charges administratives du gouvernement des Trois-Rivières en plus des travaux de renouvellement et d’entretien de T établissement.

Dans ses rapports de cette année et de l’année passée, monsieur Burton plaide habilement la cause d’une entreprise qui offrirait de grands avantages à la Couronne si on consentait à l’améliorer. Le fer produit, affirme Burton, “a été trouvé préférable à n’importe quel produit en Amérique, et même à celui importé de Suède.”

Le gouverneur trifluvien souligne avec à propos les services que les Forges pourraient rendre à la glorieuse marine anglaise en fournissant un excellent fer pour la construction des vaisseaux.

Comme premier geste, Burton recommande d’étendre le domaine des Forges jusqu’au delà du Saint-Maurice, dans la seigneurie du Cap de la Madeleine, afin de procurer à l’établissement plus de bois à charbon, une carrière de pierre calcaire pour la fonte du minerai et même des terres à cultiver le foin et l’avoine.

(Tiré d’une publication de Boréal Express).

Illustration : Le site des Forges Saint-Maurice au XVIIIe siècle, gravure de l'époque, image libre de droit.
Illustration : Le site des Forges Saint-Maurice au XVIIIe siècle, gravure de l’époque, image libre de droit.

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