L’Église en Nouvelle-France : structure, rapports avec le Pontife, évêque, clergé, communautés
Vers 1660, une centaine de membres du clergé catholique sont établis en Nouvelle-France. Aucune institution ne dérige l’ensemble de leur activités. François de Montmorency-Laval, un représentant du pape, est envoyé à Québec en 1659. Il doit organiser et diriger le clergé de la NouvelleFrance.
La structure de l’Église
Dès son arrivée, Monseigneur de Laval impose rapidement son autorité, En 1663, il fonde le Séminaire de Québec, une institution vouée à la formation des futurs prêtres de la Nouvelle-France. En 1674, Louise XIV le nomme évêque du diocèse de Québec. Il devient donc le chef officiel de l’Église catholique en Nouvelle-France.
Le pape dirige l’Église catholique, mais c’est le roi de France qui détient le pouvoir de nommer l’évêque en Nouvelle-France. La doctrine qui place l’autorité du roi au-dessous de celle du pape se nomme le « gallicanisme »
La structure de l’Église catholique en Nouvelle-France
Roi de France : Détient l’autorité sur l’Église catholique en France et dans ses colonies. Nomme l’évêque et désigne les communautés religieuses qui peuvent s’établir en Nouvelle-France.
Pape : Dirige l’Église catholique dans le monde.
Évêque de Québec : Dirige l’Église catholique de Nouvelle-France.
Clergé séculier (prêtres et curés de paroisses) : Est responsable de la vie religieuse dans les paroisses. Le clergé séculier est uniquement composé d’hommes.
Clergé régulier (communautés religieuses masculines et féminines) : Est responsable de l’évangélisation des Amérindiens, de l’éducation, des soins aux malades et de l’aide aux démunis.
Compagnie de Jésus (communauté religieuse masculine) : Est sous l’autorité du pape, et non de l’évêque. Monseigneur : Titre donné au plus hauts responsables du clergé catholiqueé L’abréviation de Monseigneur est Mgr.
Diocèse : Territoire placé sous la responsabilité d’un évêque.
