Développement du commerce des fourrures

Le développement du commerce des fourrures en Nouvelle-France au XVIIe siècle

Développement du commerce des fourrures : Vers 1645, ce sont des coureurs des bois qui s’occupent de la collecte des fourrures sur les territoires amérindiens et de leur transport vers les postes de traite de la vallée du Saint-Laurent. Jusque dans les années 1670, tous les colons de la Nouvelle-France peuvent participer librement à la traite des fourrures en demandant simplement un permis.

À la fin des années 1660, des centaines de colons pratiquent la traite des fourrures. Il s’agit pour eux d’une activité plus rentable que la culture des terres de leurs censive. Cet engouement pour la traite des fourrures est si important qu’il freine le développement des seigneuries. Il enquête de plus en plus le gouvernement royal et le clergé, qui reprochent aux coureurs des bois d’adopter un mode de vie amérindien plutôt que des contribuer ou peuplement de la colonie et au développement de l’agriculture. Certains colons sont également accusés de faire de la contrebade, notamment, avec des marchands anglais.

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Pour faire face à cette situation, le gouvernement royal met en place une série de mesures. En 1673, il interdit aux colons de quitter leur maison plus de 24 heures et menace de punir sévèrement ceux qui ne respectent pas cette interdiction. En 1676, il interdit officiellement la traite des fourrures aux colons en supprimant les permis. Puis, en 1681, le gouvernement royal impose des congés de traite. C’est-à-dire, on attribue des permis à quelques marchands. Ceux-ci portent dorénavant le nom des voyageurs, car le terme coureur des bois et désormais mal vu au sein de la colonie.

Ces mesures mis en place par le gouvernement ne réussissent toutefois pas à contrôler le trafic des fourrures. Des centaines de colons y participent illégalement, ce qui entraîne, vers 1690, ce qu’on nomme alors la crise du castor.

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En effet, trop de coureurs des bois collectent trop de fourrures. L’offre dépasse la demande des manufactures de France. Le prix des fourrures se met à baisser. En 1696, le gouvernement royal réagit encore une fois en interdisant totalement la traite des fourrures. Ce n’est qu’en 1716 que le commerce des fourrures redevient un marché libre, sauf pour les peaux de castors pour lesquels il faut encore obtenir un congé de traite.

Des coureurs des bois, aussi appelés voyageurs. Les coureurs des bois ne font souvent qu’une à deux expéditions par année. En fait, il s’agit des entreprises risquées qui durent parfois plusieurs mois. Ils transportent avec eux toutes les marchandises (couvertures, haches, blé, etc.) nécessaires au troc des peaux de castor.

Contrebande – commerce illégal trafic.

Voir aussi :

Coureur des bois : Colon français qui vit de la traite des fourrures.
Coureur des bois : Colon français qui vit de la traite des fourrures.

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