Les conséquences de la révolution américaine pour le Canada
La fin de la guerre d’Indépendance et les négociations de paix qui se déroulent en Europe ont des conséquences importantes sur le continent nord-américain et dans la province de Québec. La Grande-Bretagne modifie de façon considérable l’hôtel histoire de la Province de Québec pour répondre aux demandes des Américains.
Le traité de Paris et le traité de Versailles
Le 3 septembre 1783, des représentants du Congrès américain et du gouvernement britannique signent le traité de Paris. Par ce traité, la Grande-Bretagne reconnaît l’indépendance des États-Unis d’Amérique. Le même jour, la France et la Grande-Bretagne signent le traité de Versailles. En fait, ce traité rétablit la paix entre les deux royaumes.
Avec le traité de Paris de 1783, la Grande-Bretagne redessine, pour la troisième fois en vingt ans, les frontières de la province de Québec. La Grande-Bretagne cède aux États-Unis les territoires situés au sud des Grands Lacs. Plus, on ne considère désormais aucun territoire comme « territoire amérindien ».
La Constitution des États-Unis d’Amérique
Après la signature des traités de Paris et de Versailles, les 13 États américains négocient les clauses d’une constitution unique. Tout comme la formation d’un gouvernement central. Le 17 septembre 1787, à Philadelphie, le texte de la Constitution américaine est officiellement adopté. Le 30 avril 1789, le Congrès américain nomme George Washington premier président des États-Unis d’Amérique. Deux ans plus tard, la constitution est modifiée par l’ajout de la Déclaration des droits (Bill of Rights). Il s’agit de 10 articles qui précisent les droits des citoyens américains.

Le traité de Paris et le commerce des fourrures
En perdant la région des Grands Lacs et la vallée de l’Ohio, les marchands britanniques et canadiens de la province de Québec sont privés d’une importante source d’approvisionnement en fourrures. Ils doivent donc déplacer leurs activités de traite vers d’autres régions, en particulier celles situées à l’ouest des Grands Lacs.
En 1783, des marchands britanniques de Montréal surnommés les Montrealers, fondent la compagnie su Nord-Ouest. La création de cette compagnie vise à limiter l’expansion du réseau de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui détient le monopole des fourrures sur le territoire de la Terre de Rupert. La nouvelle compagnie engage des voyageurs canadiens pour faire la traite des fourrures dans les régions à l’ouest des Grands Lacs. Depuis les années 1740, de nombreux Canadiens parcourent ces territoires et y entretiennent des alliances avec plusieurs nations amérindiennes.
Profitant de l’expérience des voyageurs canadiens, la Compagnie du Nord-Ouest établit un vaste réseau de postes de traite qui s’étend du lac Supérieur jusqu’aux montagnes Rocheuses. Grâce à ce réseau, Montréal conserve jusqu’en 1821 sa position de capitale du commerce des fourrures.
