Histoire du Québec

Civilisation des géants

Civilisation des géants

Dans toutes le mythologies de toutes les civilisations des cinq continents, il est fait allusion d’une manière ou d’une autre à une civilisation de géants qui aurait jadis régné sur terre.

Pour les Égyptiens de l’Antiquité, la première dynastie est issue d’une race de géants venus par la mer et qui les auraient instruits, leur auraient appris la médecine et l’art de construire les pyramides.

Dans la bible (Nombres XIII, 33), il est écrit: « Et là, nous vîmes les géants, les fils d’Anak, et à leurs yeux, nous étions comme des sauterelles. »

Dans la mythologie grecque, les géants étaient nés sur la Terre du sang d’Ouranos. Le plus célèbre était Antée, considéré comme invulnérable tant qu’il restait en contact avec sa mère, Gaïa, la Terre. On ne pouvait le tuer qu’en le soulevant du sol, exploit que seul Hercule réussit à accomplir. Cependant, chez les Grecs, les géants et les dieux sont deux notions voisines. Ainsi le Titan Prométhée a enseigné aux hommes l’usage du feu et les Cyclopes l’usage de la métallurgie.

Chez les Romains, Pline, dans son Histoire naturelle, rapporte (livre 7, chapitre 6) qu’il a trouvé après l’effondrement d’une colline un squelette d’un géant de presque 20 mètres de haut qu’il nomme Orion.

Le savant Philostrate rapporte, lui, avoir découvert en Éthiopie une sépulture contenant un squelette humain mesurant 16 mètres.

Pour les Thaïlandais, les hommes des premiers temps étaient d’une taille colossale.

Les Scandinaves d’avant le christianisme croyaient que les premiers êtres de la création étaient hauts comme des montagnes. La patrie de ces géants aurait été située sur une île, à l’ouest, au large de leur côté, qu’ils nomment Thulé.

En 1171, l’historien Sigilbert rapporte qu’un débordement d’eau a fait ressurgir les restes d’un squelette humain mesurant 17 mètres de long.

Le dominicain Reginaldo de Lizarraga, lors de son voyage au Pérou en 1555, note qu’il existe un mythe se rapportant à des êtres de plus de 15 mètres.

Au XVIe siècle, l’historien Cieza de Léon relate qu’il y aurait eu jadis une invasion de géants, évoquée par les habitants de Santa Elena. Selon les récits, ceux-ci arrivèrent sur des bateaux et construisirent le temple de Tiahuanaco en une seule nuit.

Dans le Ramayana indien, on évoque des géants qui combattirent Ram. L’un d’entre eux, le géant Hanuman à visage de singe, se rangea du côté des hommes contre ses frères. L’histoire des Toltèques écrite par Ixtlilxochitl évoque un passé peuplé de géants, nommés Quinametzins, qui disparurent presque entièrement parce que des séismes détruisirent la Terre. Après eux, les Olmèques et lex Xicalancas, races humaines de taille normale, vécurent sur la Terre et décimèrent les derniers géants qui avaient survécu aux catastrophes.

Dans le domaine scientifique, on trouve aussi des références à une civilisation de géants préexistant à l’Home sapiens. L’anthropologue Larson Kohl a découvert en 1936, sur les rives du lac Elyasi en Afrique du Sud, des ossements humains de plus de dix mètres de long. Dans les années 1960, un archéologue australien, Rex Gilroy, a découvert au mont Victoria des empreintes fossiles de pieds d’humains géants. S’étant spécialisé dans cette recherche, il a ensuite trouvé des mâchoires humaines titanesques à Java, en Afrique du Sud et en Chine du Sud. En 1964, le chercheur Brukhalter, membre de la société française de préhistoire, a annoncé avoir trouvé suffisamment d’ossements de taille anormalement grande pour affirmer l’existence de géants à la période acheuliéenne (stade glaciaire du paléolithique).

Si les géants ont vraiment existé, leur disparition est la preuve que l’évolution naturelle de l’homme est d’aller vers le rétrécissement.

Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absoul, Tome VII. Bernard Werber, Troisième Humanité. Éditions Albin Michel et Bernard Werber, Paris, 2012.

«C'est trop facile de s'appuyer sur les autres, un jour on se retrouve dans un champ de béquilles.» (Salut Galarneau). Photographie par Megan Jorgensen.

«C’est trop facile de s’appuyer sur les autres, un jour on se retrouve dans un champ de béquilles.» (Salut Galarneau). Photographie par Megan Jorgensen.