La chute de Niagara

LA CHUTE DE NIAGARA ou l’histoire d’un quiproquo

La chute de Niagara : La reddition du fort Niagara, en 1759, est, au dire de plusieurs militaires, l’histoire d’un tragique quiproquo.

Le capitaine Pouchot, du régiment de Béarn, avait été envoyé à Niagara comme commandant au mois d’avril 1759. Il avait reçu pour mission, de la part de Vaudreuil, de conduire un fort train de munitions au fort Niagara et de détacher une partie de ses troupes pour essayer de reprendre les forts de la vallée de l’Ohio. C’est avec une garnison ainsi fortement diminuée que le capitaine Pouchot dut faire face à l’offensive puissante du brigadier-général John Prideau qui arrivait dans la région à la tete d’une armée de 5,900 hommes.

Prideau mit le siège devant Niagara le 6 juillet. La place avait été remise en bon état de défense par Pouchot qui était un ingénieur militaire au moment de son entrée dans l’armée. Bon ingénieur, valeureux soldat, Pouchot n’était peut-être pas, cependant, un très bon chef d’armée. A l’arrivée de l’armée anglaise, il envoie des émissaires à Détroit, à Machault, à Michillimakinac, afin qu’on vienne à son aide. Mais plutôt que d’attendre l’arrivée de cette armée de renfort, il tente une sortie prématurée et inutile qui ne contribue qu’à lui faire perdre plusieurs hommes.

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Pendant ce temps les Anglais poussaient les travaux du siège, entouraient la place de tranchées. Celles-ci de jour en jour, s’approchaient des murs. En dirigeant ces travaux, le les Français ont tué le commandant anglais d’un éclat d’obus. Sir William Johnson le remplace donc et continue l’investissement de la place.

Au moment où les troupes de renfort demandées par Pouchot se présentent, celui-ci, plutôt que de faire une sortie de diversion, reste bien tranquille à l’intérieur de ses murs et attend les événements, tandis que les renforts français se font tailler en pièces.

C’est ce quiproquo d’une sortie quand il n’en fallait pas et d’une attente quand il aurait fallu sortir qui empêcha probablement les renforts français de briser le siège. Laissé à ses propres forces, commandant une garnison de 350 hommes contre un assiégeant qui en alignait 4,400, le capitaine Pouchot dut capituler le 25 juillet.

La chute de Niagara fut un dur coup pour nos frontières de l’Ouest et de l’Ohio. On dût en effet abandonner et détruire les postes fortifiés de Presqu’île, Le Boeuf et Vénango. Il ne restait plus, à l’extrême ouest, que Détroit pour maintenir la défense française.

Source du texte : Le Boréal Express, Journal d’histoire du Canada.

Fort Niagara est l’un des sites militaires les plus anciens et les plus disputés d’Amérique du Nord. Fondé par
Fort Niagara est l’un des sites militaires les plus anciens et les plus disputés d’Amérique du Nord. Fondé par

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