Histoire du Québec

Château-Richer

Ville de Château-Richer

La ville de Château-Richer occupe une superficie de 229 kilomètres carrés dans la municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré qui fait partie de la région administrative de la Capitale-Nationale. Château-Richer regroupe plus de 3700 Château-Richéroises et Château-Richérois. La ville se trouve également dans les limites de la Communauté métropolitaine de Québec.

Château-Richer se situe sur la rive gauche du Saint-Laurent, au nord-est de la ville de Québec.

Ces terres ont vu s’établir les premiers colons venus de France pour vivre au Canada et une mission catholique y fut fondée en 1640. Dès 1661, la paroisse de La Visitation-de-Notre-Dame-de-Château-Richer est constituée et le premier curé résident est nommé. Celui-ci organise la première école de la ville. Le 30 octobre 1678, la paroisse de La Visitation-de-Notre-Dame-de-Château-Richer est délimitée et son territoire couvre alors une grande partie de la seigneurie de la Côte-de-Beaupré. À la même époque, on fait construire la première église de la paroisse, l’église de Notre-Dame, qui est érigée selon des plans dressés par M. Claude Baillif.

On pense que le nom de Château-Richer vient du nom de l’ancien prieuré de Château-Richer, en France. Mgr François de Laval en parle dans ses lettres. Selon une version un peu plus  pittoresque, un certain M. Richer aurait établi sa demeure dans le tronc d’un gros arbre. Alors, par dérision, ses voisins auraient désigné cette demeure «Château» Richer, nom repris ensuite par la localité.

La fin du XVIIe siècle voit l’apparition du moulin du Petit-Pré, ainsi que d’un couvent pour jeunes filles administré par les Soeurs de la Congrégation Notre-Dame. Remarquons que le moulin du Petit-Pré a servi longtemps de siège social pour le Centre d’interprétation de la Côte-de-Beaupré, qui a déménagé ensuite dans un bâtiment qui porte le nom de Château-Richer.

Durant la guerre de sept ans, la paroisse se retrouve au milieu des combats et le village est brulé en 1759 par les troupes anglaises. Le couvent pour jeunes filles est ainsi détruit. C’est en 1829 qu’il est reconstruit sur les ruines du premier couvent, mais cette fois, ce sont les Soeurs de la Congrégation du Bon-Pasteur qui en prennent la direction.

Le 8 juin 1845, la municipalité de la paroisse de Château-Richer est constituée civilement. Dix ans plus tard, le 1er juillet 1855, la municipalité prend le nom de La Visitation-de-Notre-Dame, qu’elle conserve jusqu’en 1968. Le 4 mai de cette même année, la municipalité de la paroisse de La Visitation-de-Notre-Dame devient la ville de Château-Richer.

Les touristes peuvent admirer l’Église de La Visitation de la ville de Château-Richer avec son orgue Casavant, l’Économusée du miel qui se trouve au 8862, boulevard Sainte-Anne et plusieurs maisons historiques.

Les principales sources de revenus de Château-Richer sont les activités liées à l’exploitation forestière, notamment à la transformation du bois, au tourisme et au commerce de détail.

Mont Pierre-Deffontaines

Situé à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Québec, le mont Pierre-Deffontaines se dresse à 915 m d’altitude, près de la jonction des territoires de la réserve faunique des Laurentides et de la municipalité de Château-Richer.

Le toponyme, attribué en 1980, souligne l’importante contribution de Pierre Deffontaines (1894-1968) à l’implantation de la géographie du Québec. Né à Limoges, Deffontaines poursuit des études supérieures en droit, en histoire, en pré-histoire et en géographie. Sa thèse de doctorat (1923) sur « Les Hommes et leurs travaux dans les pays de la Moyenne Garonne » est très remarquée et le place d’emblée parmi les chefs de file de la nouvelle géographie humaine dont son maître, Jean Brunhes, est l’un des fondateurs. Initiateur de chaires de géographie à Lille, Sao Paolo, Rio de Janeiro, Barcelone, il donnera le coup d’envoi de l’enseignement géographique à l’Université Laval à l’automne de 1948.

Directeur de l’Institut français de Barcelone de 1839 à 1964, Deffontaines terminera sa carrière à l’Université de Montpellier. Directeur des prestigieuses collections « Géographie humaine » (chez Gallimard), « Géographie universelle » (chez Larousse), il dirige la publication des titres de géographie dans « La Pléiade » et il innove avec les cinq volumes de l’Atlas aérien de la France (1955-1964).

Dès 1925, Deffontaines avait commencé à donner des articles au « Bulletin de la Société de géographie de Québec ». Son étude sur « Le rang, type de peuplement rural du Canada français (1953), marquera le point de départ d’une série considérable de recherches et publications sur ce thème original. « L’Homme et la forêt » (1933 et 1969), « Géographie et religions » (1948) et surtout « L’Homme et l’hiver au Canada » (1957) renferment de belles pages toujours utiles sur le Québec.

Arc-en-ciel

Arc-en-ciel sur Château-Richer. Source de l’image: Site Web de la ville de Château-Richer.