Biographie de Pacifique Duplessis

Pacifique Duplessis (ou Du Plessis) est un frère récollet français, missionnaire en Nouvelle-France. On le considère comme le premier maître d’école du Canada et de la Nouvelle-France.

Né à Vendôme, en France, vers 1584 (date approximative; les sources le situent actif avant 1598). Avant d’entrer en religion, il exerce la profession d’apothicaire, activité qu’il continuera en partie comme religieux.

Il entre chez les Récollets (branche franciscaine) de la province de Paris et y fait profession en 1598, comme frère lai.

Mission en Nouvelle-France

Il fait partie du tout premier groupe de quatre Récollets envoyés au Canada en 1615 pour fonder la mission canadienne, sous la direction du père Denis Jamet.

À Québec, on charge Duplessis de la construction d’une chapelle dédiée à l’Immaculée Conception, l’un des premiers lieux de culte de la colonie.

Travail à Trois-Rivières et rôle d’enseignant

Vers 1617, l’Ordre l’envoie aux Trois-Rivières, où il se consacre à l’évangélisation des Autochtones, à l’instruction des enfants et aux soins des malades.

Parce qu’il s’occupe particulièrement de l’éducation des enfants, notamment autochtones, entre 1616 et 1618, on le considère comme le premier maître d’école du Canada et de la Nouvelle-France.

Médiation et voyage en France

Par sa douceur et son zèle, il gagne la confiance des groupes autochtones et contribue à déjouer un complot projeté contre les habitants français au printemps 1618.

En juillet 1618, il retourne en France avec le père Paul Huet afin de plaider la cause des missions canadiennes auprès de la Compagnie des Marchands, puis revient au pays en 1619.

Mort de Pacifique Duplessis et sa mémoire

Peu après son retour, il tombe malade et meurt à Québec en août 1619 (les sources mentionnent le 23 ou le 26 août).

Il est le premier missionnaire à mourir au pays. Ces funérailles, voulues solennelles par Champlain, ont lieu dans la chapelle de Québec, où on l’inhume.

Commémoration au Québec

Sa mémoire est particulièrement honorée à Trois-Rivières, où un monument appelé Porte Pacifique‑Duplessis rappelle qu’il y fut missionnaire et premier maître d’école. Le monument illustre notamment son enseignement aux Amérindiens sur le Platon. Ce monument, érigé au XXe siècle, s’inscrit dans le patrimoine culturel québécois. On associe donc la figure de Pacifique Duplessis aux origines religieuses, scolaires et municipales de la région trifluvienne

Comment Pacifique Duplessis a dissuadé les Amérindiens de leur complot contre la colonie ?

Le complot a été déjoué parce que Pacifique Duplessis a obtenu la confidence d’un chef autochtone. Puis il a fait prévenir les autorités françaises, ce qui a dissuadé les conjurés de passer à l’acte.

Au printemps 1618, environ huit cents Autochtones réunis aux Trois-Rivières décident de « se défaire de tous les Français », projetant ainsi un massacre de la petite colonie.

Un chef révèle le complot au frère Pacifique Duplessis, vraisemblablement en raison de la confiance qu’inspirent sa douceur, son zèle missionnaire et les services qu’il rend (soins, enseignement, médiation).

Intervention de Duplessis

Informé, Duplessis avertit le sieur Beauchaine, facteur et commis de la compagnie, qui commande alors à Québec en l’absence de Champlain.

Cette mise en garde permet aux autorités françaises de se préparer et de prendre des mesures de prudence, ce qui suffit à détourner les Amérindiens de leur projet, le complot n’ayant finalement pas été exécuté.

Le frère P. Duplessis n’est plus

Il avait fondé la première école en Nouvelle-France

Québec — Les Sauvages de la région des Trois-Rivières se souviennent encore de ce bon frère récollet qui vécut avec eux pendant quelque temps. En effet, le frère Pacifique Duplessis, décédé en 1619, a été un personnage important au poste de traite des Trois-Rivières. Il se fit aimer des Indiens en assistant les malades. De plus, il enseigna aux petits sauvages les rudiments de la langue française et de la religion.

Il est à remarquer qu’il a, en quelque sorte, sauvé Québec d’une destruction possible. En 1616, deux Français furent assassinés par les Indiens. Craignant la vengeance des blancs, les Sauvages décident une attaque surprise contre Québec. Cette décision se prend aux Trois-Rivières. Le frère Duplessis apprend la chose et aussitôt envoie un messager avertir le chef du poste. Par suite de l’habile diplomatie de Duplessis, le complot échoua.

Après une brève maladie, le religieux mourut à Québec, le 23 août 1619. Il est, en conséquence, le premier religieux inhumé en terre canadienne.

(Source du texte : Le Boréal Express, Journal d’histoire du Canada.)

Porte Pacifique Duplessis. Source de l'image : Patri-Arch 2021, © Ville de Trois-Rivières.
Porte Pacifique-Duplessis. Source de l’image : Patri-Arch 2021, © Ville de Trois-Rivières.

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