Arrestation de trois voleurs

Tentaient-ils de voler la Cie C.-J. Grenier ?

Trois individus sont arrêtés dont deux fuyant de la corsetterie de la Rue Colonial. Le troisième a fui avec les deux autres et fut pincé avec outillage de voleurs.

La police a mis la main sur deux individus qu’elle prétend avoir surpris dans une manufacture, samedi matin, à bonne heure. Trois agents de police pénétraient à la manufacture de C. – J. Grenier, corsetier, le matin du samedi et à ce moment les deux hommes qu’ils cherchaient en sortirent. La chasse commença sur la rue Colonial et ce n’est qu’après avoir tiré dix coups de revolver que les deux présumés voleurs purent être arrêtés, aucun d’eux n’étant blessé. Les deux individus ont donné noms Joe Burns et Max Wanter. Un troisième individu a été arrêté comme il tentait de fuir, s’étant caché dans une porte dissimulée. Il a donné une adresse locale et a dit s’appeler Al Jolsen. Tous trois ont été conduits au poste et ont été traduits, samedi matin, devant le juge Marin ou ils ont plaidé non coupables à l’accusation de vol. Toutefois, Jolsen a plaidé coupable à l’accusation d’avoir conduit une automobile sans licence et condamné à une amende de $20 et les frais. Il a été admis à caution de $900 sur l’autre accusation, tandis que Burns et Wanter demeureront dans les cellules jusqu’à leur enquête qui aura lieu jeudi prochain.

Les constables Boulard, Charette et Clermont, du poste de l’avenue Hôtel de Ville, ont déclaré au juge qu’ils avaient trouvé un revolver calibre 32 et contenant quatre balles dans la manufacture, 969, rue Coloniale. Dans une automobile stationnée près de la porte d’entrée et Jolsen a admis être sienne, une autre arme a été trouvée, dit la police.

Le constable Charette était en devoir près de la ,manufacture quand il vit des lumières en sourdine percer dans l’édifice, à deux endroits. Il appela ses deux collègues et ils commencèrent une perquisition. Portes et fenêtres étaient hermétiquement fermées et force leur fut de défoncer. A ce moment, les deux individus arrêtés se sauvaient vers la rue, suivis des constables. La chasse commença. C’est à ce moment, dit la police, que Jolsen sortit de la porte dissimulée et prit la fuite avec les deux autres. En moins de deux cents verges de course, l’arrestation était faite. Le juge Marin a également été informé qu’un outillage de voleurs a été trouvé près de la manufacture.

Autres causes

Plusieurs offenses d’un caractère mineur ont été soumises à la juridiction de la Cour, samedi matin, et le juge Marin en disposa avec un esprit de Noël. Quelques prisonniers ont été relâchés sur des sentences suspendues. A d’autres on permit de célébrer les fêtes, remettant la sentence à plus tard; d’autres enfin ont été condamnés à l’amende plutôt qu’à la prison afin de ne pas les priver du dîner de Noël.

Toutefois, il y eut un couple pour lequel le juge n’eut aucune sympathie. Il s’agissait d’une femme accusée d’avoir maltraité une voisine tandis que celle-ci était accusée d’avoir mordu le doigt de l’autre. Séjour en prison, sans caution, et procès la semaine prochaine.

Texte paru dans le journal Le Canada, 26 décembre 1927).

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La Paix.
La Paix – photo Histoire-du-Quebec.ca.

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