La situation des Amérindiens au Canada vers 1750
Amérindiens vers 1750 : Contrairement aux Amérindiens domiciliés, les communautés amérindiennes forment des sociétés indépendantes qui ne sont pas soumises au gouvernement royal ni aux lois françaises. Cependant, leurs contacts avec des colons français et le commerce des fourrures ont de nombreux impacts sur leur mode de vie.
Les effets des contacts avec les Européens
La traite des fourrures modifiée la façon traditionnelle dont les Amérindiens exploitent leurs ressources. Le fait d’accumuler des fourrures pour pouvoir les troquer contre des marchandises européennes transforme peu à peu leur économie de subsistance en une économie de plus en plus axée sur le commerce. Le commerce des fourrures crée également une concurrence qui intensifie les rivalités entre les différentes nations amérindiennes.
L’accès à certaines marchandises européennes bouleverse aussi leur mode de vie. Certaines marchandises, comme les couvertures, les outils et les objets en métal peuvent avoir un impact positif, dans la mesure où ces objets ça facilite ou améliorent la vie quotidienne. D’autres par contre, comme des armes à feu ou l’eau de vie, créent une forme de dépendance face aux Européens. Les Amérindiens doivent multiplier leurs contacts et leurs échanges avec les colonies pour obtenir des munitions ou se procurer de l’alcool. L’usage des armes à feu transforme les techniques traditionnelles de chasse et de combats. La consommation d’eau-de-vie, quant à elle, entraîne des problèmes d’alcoolisme qui perturbent la vie sociale et économique des sociétés amérindiennes, qu’elles soient nomades ou sédentaires.
De nouvelles maladies
Au contact des missionnaires, des explorateurs et des coureurs des bois, les Amérindiens sont exposés à certaines maladies d’origine européenne, comme la rougeole, la variole et la grippe. Ces maladies extrêmement contagieuses déciment les populations amérindiennes partout en Amérique du Nord. Entre 1625 et 1750, les maladies transmises par les Européens sont responsables de l’importance décroissance démographique de la population amérindienne.
Le métissage
Des coureurs des bois qui choisissent parfois de s’établir et de fonder leur famille parmi les Amérindiens. Pourtant, à leur exception, il y peu de métissage entre les populations amérindiennes et canadiennes. Bien que ces deux groupes partagent le même territoire et commercent ensemble, ils vivent le plus souvent à l’écart les uns des autres.
Métissage : Union entre des personnes de différentes origines ethniques.
La population amérindienne au Canada entre 1625 et 1750
1625 – 15 mille
1650 – 13 mille
1675 – 10 mille
1700 – 11 mille
1725 – 12 mille
1750 – 14 mille.
Source : D’après Serge Courvil. Atlas historique du Québec. Population et territoire, Presses de l’Université Laval, Québec, 1996 page 19.
