Histoire du Québec

Saint-Hyacinthe

Ville de Saint-Hyacinthe

La ville de Saint-Hyacinthe, une ville regroupant environ 52 mille Maskoutaines et Maskoutains, s’étire sur une superficie de près de 190 kilomètres carrés dans la région administrative de la Montérégie, Municipalité régionale de comté Les Maskoutains.

Saint-Hyacinthe est situé à 60 kilomètres de Montréal et est réputé pour la richesse de ses terres. La région de Saint-Hyacinthe est traversée par la rivière Yamaska et la ville de Saint-Hyacinthe en constitue le cœur.

La naissance de la ville date de 1748, l’année où Pierre-François Rigaud de Vaudreuil reçoit du roi de France Louis XV, la seigneurie Maska comme récompense pour ses bons et loyaux services. Le territoire était situé en pleine forêt, des deux côtés de la rivière Yamaska, et le marquis de Vaudreuil le vend cinq années plus tard à Jacques-Hyacinthe Simon Delorme.

Toutefois, le nouveau propriétaire ne vient à sa seigneurie qu’en 1757 et c’est cette année-là que les premiers colons s’y établissent. Un siècle plus tard, en 1849, Saint-Hyacinthe est constituée en municipalité de Village, trois ans plus tard en municipalité de Ville, et en 1857 en Cité.

En 1947, la municipalité du village de Douville est constituée, où une maison de retraite fermée a été ouverte par les dominicains, l’année suivante. Le village de Douville est incorporé en ville en 1967, mais le19 novembre 1975, les municipalités de La Providence, Saint-Joseph, Douville et Saint-Hyacinthe se regroupent sous le nom de cette dernière.

C’est l’industrie agroalimentaire qui occupe une place primordiale dans l’activité économique de la région et la ville porte avec fierté le titre de capitale de l’agroalimentaire au Québec. Il existe dans la ville un grand parc scientifique axé sur le secteur agroalimentaire, ainsi qu’un Centre de la nouvelle économie – CNE et une nouvelle Cité de la biotechnologie.

Les nouveaux arrivants au Québec apprendront avec intérêt qu’aujourd’hui, la MRC Des Maskoutains est la MRC qui possède le plus grand nombre d’exploitations agricoles au Québec.

Ancienne municipalité de village de Sainte-Rosalie

Implantée 6 km à l’est de Saint-Hyacinthe, l’ancienne municipalité de Sainte-Rosalie voit son territoire partiellement enclavé dans celui de la municipalité de paroisse homonyme dont elle a été détachée en 1949. Le village s’est pour sa part développé près d’une importante jonction ferroviaire et autour de deux petites gares, l’une du Canadien Pacifique, l’autre du Grand Tronc, devenu depuis le Canadien National. Autrefois, on parlait couramment de Sainte-Rosalie-Station et de Sainte-Rosalie-Jonction. Partageant la même dénomination collective reconnue pour leurs citoyens, les Rosaliens, les deux entités localités diffèrent notamment quant à leur superficie, la municipalité de paroisse couvrant plus de 51 km carrés, alors que la municipalité de village s’étend sur un peu moins de 4 km carrés.

Saint-Hyacinthe-le-Confesseur

Municipalité minuscule érigée en 1861, dont le territoire se répartit de part à l’autre de la ville de Saint-Hyacinthe, au nord et à l’est, Saint-Hyacinthe-le-Confesseur, fondée en 1852 et érigée canoniquement en 1853, comme suite à son détachement de Notre-Dame-de-Saint-Hyacinthe et de Saint-Barnabé-Sud. Plusieurs changements dénominatifs et territoriaux ont affecté les paroisses maskoutaines lors de la création du diocèse de Saint-Hyacinthe en 1852. Quoiqu’elle partage une origine dénominative commune avec la ville de Saint-Hyacinthe, l’accent est davantage mis, ici, sur le saint dominicain polonais, né vers 1200 et décédé en 1257, à qui saint Dominique a confié la mission d’établir l’ordre des Dominicains en Pologne. Il accédera à la reconnaissance suprême de l’Église en 1594. Cette municipalité dont les citoyens s’identifient collectivement comme les Maskoutains, à l’instar de ceux de la ville, subit l’inévitable polarisation de cette capitale régionale, notamment dans les domaines de l’économie, du travail, de l’enseignement et de la culture.

Circonscription électorale de Saint-Hyacinthe

Située à une quarantaine de kilomètres à l’est de l’île de Montréal, cette circonscription électorale de 620 km carrés compte treize petites municipalités, outre la plus peuplée, Saint-Hyacinthe, dans laquelle se concentre 67% de la population. La proximité de la métropole, al diversité de certaines de ses industries et l’importance de la main-d’oeuvre font de Saint-Hyacinthe une circonscription qui se caractérise par la prédomination de la fonction manufacturière. On y dénombre en effet environ 150 entreprises dont les plus importantes sont les industries de l’alimentation, du vêtement, du textile et du bois de construction. Avec près de 800 fermes, l’agriculture qu’on y pratique sur d’excellents sols est très prospère. Elle supporte d’ailleurs une bonne partie de la quarantaine d’entreprises occupées à la transformation et à la préparation des produits agricoles. Le nom de cette circonscription, qui remonte à 1829, est antérieur à celui de la municipalité (1849) et provient de Jacques-Hyacinthe-Simon-Delorme, dit Lapointe (vers 1718-1778), deuxième propriétaire, en 17534, d’une seigneurie que François-Pierre Rigaud de Vaudreuil avait obtenue en 1748.

Saint-Hyacinthe

Photo : Parc des Salines à Saint-Hyacinthe. Image libre de droits.