Histoire du Québec

Val-Brillant

Paroisse de Val-Brillant

La paroisse de Val-Brillant est située dans la Vallée de la Matapédia, dans la région administrative de Bas-Saint-Laurent. La population de Val-Brillant est d’environ mille Val-Brillantoises et Bal-Brillantois. La superficie de la municipalité est de près de 78 kilomètres carrés.

Le lac Matapédia qui a une douzaine de milles de long se situe au cœur du village, tandis que vers le sud, la municipalité est bornée par les montagnes de Val-D’Irène.

Comme presque toutes les municipalités matapédiennes, Val-Brillant perd ses habitants qui émigrent vers d’autres lieux.

Cette municipalité voit le jour en 1889. Michel Dompierre et Betrnard LeBlanc, dans son livre La Matapédia, publié en 2004, exposent leur théorie que c’est à cause des trois feux de forêt qui avaient dévasté les environs d’Amqui durant la construction du chemin de fer l’Intercolonial et qui allaient faciliter les travaux d’abattis aux nouveaux défricheurs que Val-Brillant ait été fondé avant Sayabec. Mais il se peut (toujours d’avis de ces deux historiens) que c’est parce qu’en 1871, les entrepreneurs Neilson et McGowe, qui avaient réalisé une section du chemin de fer, avaient ouvert une carrière à Val-Brillant. Ils y avaient construit des fours à chaux et des camps pour leurs trois cents employés. Cela constituait déjà un petit village, nommé McGowe.

Après la finition de la voie ferrée en 1876, l’Intercolonial prendra un hangar de McGowe pour en faire une gare. Ce hangar ayant été bâti en cèdre, la gare prend alors le nom de Cedar Hall.

C’est en 1883, que Mgr Jean Langevin, y faisant sa première visite, décide de baptiser le village avec un nom plus catholique : Saint-Pierre-du-Lac-Matapédia, en attendant de l’ériger en paroisse. Ensuite, on écourtera le non pour en faire Saint-Pierre-du-Lac.

En 1913, après le décès du curé Brillant, la gare, les postes, la paroisse et la municipalité sont rebaptisées toutes et deviennent Val-Brillant, pour rendre hommage au père de la Vallée.

L’histoire de la municipalité est typique de celle des municipalités forestières de la Matapédia, cependant un épisode tragique eut lieu à Val-Brillant en 1915, quand la collision frontale de deux trains en face de la gare projeta un wagon sur le toit de la gare et cinq personnes perdirent la vie.

Val-Brillant est traversé par le chemin de fer de La Matapédia.

Chaque année, le festival des foins à Val-Brillant attire beaucoup de gens.

Une belle église, construite de 1914 à 1916, de style gothique ne cesse d’attirer et d’impressionner les vacanciers tant par la hauteur de ses deux clochers de 45 mètres que par sa beauté et son orgue Casavant.

Le Parc des Bois et Berges situé sur la rive du lac Matapédia offre des sentiers aménagés pour le vélo et la randonnée à pied, un terrain de jeux, un court de tennis et une plage. Une marina y a été aménagée afin de faciliter les sports nautiques de toutes catégories.

Chaque printemps, un tournoi de touladis est célébré à Val-Brillant.

Côte agriculture, une vingtaine de fermes mécanisées produisent principalement du grain.

La route 132 traverse la municipalité sur toute la longueur.

Municipalité de Val-Brillant

Jadis connue comme la Reine ou comme le Joyau de la vallée de la Matapédia, cette municipalité a été établie sur la rive sud du lac Matapédia, à 16 km au nord-ouest d’Amqui et à 10 km au sud-est de Sayabec. Plusieurs appellations ont coiffé au cours des ans ce coin de pays de la vallée de la Matapédia, peuplé à compter de 1872. Avant 1883, on parle de Lac-Matapédia, nom repris par le bureau de poste entre 1894 et 1904, en raison de la proximité de ce plan d’eau, alors que débutent l’exploration de la région et la construction du chemin Kempt. Lui succédera, Brochu ou Brouché, ainsi déformé par les anglophones, ou encore Lac-à-Brochu en l’honneur du premier colon de la vallée, Pierre Brochu (1795-1871) qui s’installe à la tête du lac Matapédia.

Cette appellation subsistera jusqu’en 1871, alors que McCowe s’imposera, tirée du patronyme de l’ingénieur qui entreprend les travaux de la section #14 de l’Intercolonial. De 1876 à 1883, Cedar Hall deviendra courant, d’après le hangar en pièces de cèdre qui sert de remise pour les outils à charbon utilisés lors des travaux ferroviaires. À cet égard, soulignons que le bureau de poste a porté cette appellation d’abord entre 1881 et 1894, puis de 1904 à 1912, avant de recevoir sa dénomination actuelle Val-Brillant en 1912. La création de la mission de Saint-Pierre-du-Lac en 1883 reléguera aux oubliettes Cedar Hall, sauf dans le domaine des postes. Érigée canoniquement en 1889 et civilement en 1890, la paroisse reprend le prénom de l’abbé Pierre Brillant (1852-1911), missionnaire à cet endroit de 1881 à 1889 et curé de 1889 à sa mort. Son zèle et son amour pour la vallée de la Matapédia lui ont valu le surnom de père de la Vallée.

La municipalité de village créée en 1915 reprend la dénomination paroissiale, rapidement modifiée l’année suivante en Val-Brillant, déjà usitée depuis 1913. La fusion survenue en 1986 entre cette dernière et la municipalité de Saint-Pierre-du-Lac, créée en 1890, fixera les limites actuelles du territoire. Les Val-Brillantois vivent en majorité de l’agriculture et peuvent se divertir au centre de ski de Val-d’Irène, situé à Sainte-Irène, distante d’à peine 8 km.

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Église de Val-Brillant. Image libre de droits.