Histoire du Québec

Sainte-Anne-de-la-Rochelle

Sainte-Anne-de-la-Rochelle

La municipalité de Sainte-Anne-de-la-Rochelle regroupe environ 700 Larochelloises et Larochellois. Elle se déploie sur un territoire de 61 kilomètres carrés dans la région administrative de l’Estrie, faisant partie de la municipalité régionale de comté Le Val-Saint-François.

La municipalité se développe à ses débuts grâce à des familles loyalistes d’origine irlandaise qui fondent, en 1856, la paroisse de Sainte-Anne-de-Stukely.

En 1951, Sainte-Anne-de-Stukely change de nom pour devenir Sainte-Anne-de-la-Rochelle. Le toponyme réfère à une ville du Poitou en France, où on rencontre un énorme rocher. C’est autour d’un rocher semblable que les citoyens de Sainte-Anne-de-la-Rochelle ont érigé une église dédiée à Sainte-Anne, la mère de la Vierge Marie, aujourd’hui célèbre lieu de pèlerinage Sainte-Anne-de-la-Rochelle.

Depuis 1896, en juillet, des pèlerins d’origines diverses viennent se recueillir au sommet de la colline, là où se trouvent une grotte, une église, un sanctuaire et un chemin de croix.

Sainte-Anne-de-la-Rochelle est située à environ 125 kilomètres de Montréal et à 230 kilomètres de Québec.

Le nom de La Rochelle au Québec

Aux yeux de beaucoup de Québécois, La Rochelle, en France, évoque avant tout le point de départ d’un nombre important de leurs ancêtres qui ont quitté la France au XVIIe siècle pour aller coloniser l’Amérique : en effet, 680 de ces immigrants provenaient de la province de l’Aunis, dont 350 de sa capitale, La Rochelle.

Du XIVe au XVIIe siècle, cette ville comptait parmi les plus grands ports français et son rôle de lieu d’embarquement pour les émigrants joua nettement en sa faveur, permettant ainsi de multiplier ses échanges commerciaux avec le Nouveau Monde. Aujourd’hui préfecture du département de la Charente-Maritime et comptant une population de 70 000 habitants (100 000 dans l’agglomération), La Rochelle, dont le nom est un diminutif du mot roche, pour désigner un petit rocher, est reconnue pour le charme de son Vieux-Port, les vestiges de ses fortifications, ses rues bordées de maisons à arcades et son passé glorieux. En raison de sa position stratégique sur le littoral atlantique, elle fut, au Moyen Âge, successivement française, puis anglaise, à deux reprises, avant de rester définitivement française en 1372, après la conquête de l’Aunis par Du Guesclin.

Devenue, suite au traité de La Rochelle en 1573, la place forte des calvinistes, également appelés huguenots, la ville fut alors l’objet d’une attention soutenue de la part des autorités royales. Le cardinal de Richelieu, déterminé à anéantir la puissance politique des protestants ordonna et dirigea même le siège de La Rochelle, qui capitula en 1628. De la vieille enceinte médiévale, démolie sur l’ordre de Richelieu, subsistent encore aujourd’hui la tour de la Chaîne et la tour Saint-Nicolas, qui gardent l’entrée du Vieux-Port, de même que la tour de La Lanterne et la porte de la Grosse-Horloge. La révocation de l’Édit de Nantes, en 1685, de même que la cession du Canada à l’Angleterre, en 1763, en enfin les guerres napoléoniennes provoquèrent le déclin de La Rochelle.

Occupée par les Allemands jusqu’à l’extrême fin de la Deuxième Guerre mondiale, la ville retrouva, depuis, une certaine prospérité, grâce à l’industrie et au tourisme. Pour attirer les visiteurs, elle compte maintenant, outre ses lieux antiques, sur de nouvelles activités comme le musée du Nouveau-Monde et le festival international de la chanson francophone, les FrancoFolies, lesquelles se sont transportées récemment à Montréal, créant un lien de plus entre La Rochelle et les Québécois. Au Québec, le nom de La Rochelle a été attribué, en 1955, à un canton du nord de l’Outaouais, situé à environ 85 km au nrod-ouest de Maniwaki, un territoire inhabité, boisé et baigné par une multitude de lacs. Un hameau, compris à l’intérieur des limites de la municipalité de Sainte-Sophie, dans la région des Bois-Francs, porte également le nom de La Rochelle. De plus, une vingtaine de municipalités du Québec ont aussi jugé bon d’évoquer le nom de La Rochelle sur leur territoire, en nommant, ici, une rue ou une avenue, là, une place.

Sainte-Anne-de-la-Rochelle

Sainte-Anne-de-la-Rochelle. Photo : Nakor