Histoire du Québec

Saint-Irénée

Paroisse de Saint-Irénée

La paroisse de Saint-Irénée enchante par l’accueil chaleureux des gens du bord de mer. Le village, fondé en 1855 est entouré de magnifiques montagnes et bordé par le fleuve Saint-Laurent.

La municipalité se déploie sur une superficie de plus de 60 kilomètres carrés, dans la région administrative de la Capitale-Nationale. Saint-Irénée fait partie de la municipalité régionale de comté de Charlevoix-Est. On y compte environ 700 Saint-Irénéennes et Saint-Irénéens. Saint-Irénée fait partie de l’Association des plus beaux villages du Québec.

L’occupation des terres dans Charlevoix a été assez précoce. C’est le village de Petite-Rivière-Saint-François qui reçoit les premiers habitants vers 1675. En 1680, quelques familles viennent s’établir à la Baie Saint-Paul en ensuite aux Éboulements. La colonisation est retardée par la présence à partir des Éboulements du monopole de traite de la Ferme du roi.

Le premier registre de la paroisse de Saint-Irénée s’ouvre en 1842. Vers 1860, la population de la localité compte un peu plus de mille personnes. Il y a peu de familles, mais chaque famille possède de dix à douze enfants. Évidemment, presque toutes les familles ont leur jardin qui leur permet de subvenir à leurs besoins. On cultive des produits maraîchers. La culture des légumes est également fort répandue: pommes de terres, gourganes, carottes, laitues, fève à café (faverole), pratiquement disparue depuis dans le village. L’avoine et le blé prennent un grand pan dans les champs.

Saint-Irénée a certes connu au cours de 1850 à 1925, une expansion démographique, sociale et économique assez impressionnante. Cette expansion s’affaiblira à partir de la crise économique de 1929.

Le 3 février 1930, l’électricité fait son entrée dans la municipalité à suite d’un contrat du village et the Labrador Electric & Pulps Co.

En 1937, Saint-Irénée annonce qu’elle veut publier ses avis publics en français, fait inusité. Le Ministère des Affaires municipales de la province de Québec trouve cette requête inacceptable dans le contexte québécois.

Aujourd’hui, on dit que Saint-Irénée se dessine comme un de plus beaux villages de Charlevoix et qu’il fait bon y vivre. L’été, pendant les vacances, un grand nombre de vacanciers viennent se tremper dans les montagnes et le fleuve…

Ce pittoresque village, accroché à la montagne, a attiré des personnages aussi célèbres que Sir Rodolphe Forget, à qui l’on doit le chemin de fer Québec-Charlevoix, Adolphe Routhier, auteur des parles du hymne national du Canada et le journaliste réputé Joseph Lavergne dont le souvenir est associé de près à Sir Wilfrid Laurier.

C’est à Saint-Irénée que est localisé le Domaine Forget, un des trésors les plus appréciés de Charlevoix. D’ailleurs, on y retrouve le Village vacances Saint-Irénée-Les-Bains, situé au bord du Saint-Laurent et voisin du Domaine Forget. Le Village Vacances offre telles activités comme le kayak de mer, équitation, randonnées et beaucoup plus. On peut se loger dans L’Hôtel-Motel de La Plage.

La pêche au capelan, de la mi-mai à la mi-juin, et à l’éperlan constituent aussi des particularités de Saint-Irénée.

Notez que la route 362 entraîne dans une longue descente vers Saint-Irénée. Le parcours mène le long d’une belle plage de sable fin (eau salée), très fréquentée. Avant d’atteindre le village, l’Anse-au-Sac, un petit hameau accessible via une route secondaire, mérite un petit détour. La distance entre Saint-Irénée et Baie-Saint-Paul est de 34 kilomètres.

St-Irénée

St-Irénée

L’entrée au domaine de Rodolphe Forget. Carte postale ancienne