Histoire du Québec

Sainte-Adèle

Ville de Sainte-Adèle

La ville de Sainte-Adèle est située à 75 kilomètres au nord de Montréal, au centre des Laurentides. La superficie de Sainte-Adèle est de plus de 122 kilomètres carrés et la population s’élève à environ 11 mille Adéloises et Adélois. Sainte-Adèle se trouve dans la région administrative des Laurentides, faisant partie de la Municipalité régionale de comté des Pays-d’en-Haut.

L’histoire de la paroisse de Sainte-Adèle commence vers 1825, quand M. Norbert Morin, futur premier ministre du Bas-Canada (Québec) achète ici des terrains à 8¢ l’arpent pour les revendre un peu plus tard au prix de 8$ l’arpent! Ensuite, M. Morin fait l’acquisition d’autres terres et les revend de la même manière. En 1855, il devient premier ministre du Bas-Canada et il fait passer la loi sur les municipalités, créant ainsi des dizaines de municipalités, parmi lesquelles la municipalité de la paroisse de Sainte-Adèle.

Les premières élections à Sainte-Adèle ont lieu le 23 juillet 1855 à main levée. À l’époque, le village compte une église érigée en 1852, un moulin à farine, deux moulins à scie et trois potasseries pour produire du sel et 300 familles y habitent. Les soins de santé, en l’absence de médecins, sont dispensés par quatre guérisseurs.

Notons qu’aujourd’hui, l’église se trouve toujours au même endroit sur la rue Lesage, coin Beauchamp.

Dans les années 1860, le curé Antoine Labelle commence une campagne de colonisation des terres du nord et plusieurs familles de Saint-Adèle déménagent, formant ainsi les municipalités d’Arundel, Kiamika, Nominingue et Saint-Jovite.

C’est en 1871 que le premier train arrive à Sainte-Adèle et depuis, trois gares desservent les environs de la municipalité, soit la gare de Mont-Rolland, la Sainte-Marguerite Station et la gare de Val-Morin. La ligne de chemin de fer, construite à l’initiative du curé Labelle, est surtout utilisée pour le transport du bois, du bétail, des produits laitiers et du courrier.

L’an 1911 marque une nouvelle époque à Sainte-Adèle. Le Suisse Émile Cochand s’établie à proximité pour enseigner le ski et fonde, en 1914, le Chalet Cochand qui est la première école de ski de la région.

Un autre fait intéressant dans l’histoire du village et du Québec est que l’écrivain Claude-Henri Grignon dans son roman Un homme et son péché suit les traces des habitants de Sainte-Adèle. En fait, le personnage de Séraphin Poudrier présente les caractéristiques de 3 personnes ayant vécu à Sainte-Adèle. Rappelons que l’impact de Séraphin Poudrier a été tel que le prénom Séraphin a complètement disparu au Québec après la publication du roman. C’était devenu le symbole de l’avarice.

Il faut également mentionner le Parc linéaire du P’tit train du Nord qui constitue une superbe piste cyclable de 200 kilomètres de long qui relie Saint-Jérôme à Mont-Laurier et qui se transforme en hiver en piste de ski.

À une demi-douzaine de kilomètres du centre-ville de Sainte-Adèle, on trouve le Parc de la rivière Doncaster qui est relié au parc linéaire du P’Tit Train du Nord. Le parc borde de part et d’autre la rivière Doncaster sur trois kilomètres. On peut y pratiquer la randonnée pédestre, la pêche à la truite et observer les nombreux oiseaux de mai à la mi-novembre tous les jours de la semaine. En hiver on y pratique la raquette et la marche.

Saint-Adèle

Saint-Adèle

Paysage dans les environs de la ville de Sainte-Adèle