Histoire du Québec

Rites des Indiens

Les Chrétiens observent les rites religieux des Indiens

Les Anglais admirèrent la solidarité que caractérisait les sociétés indiennes, mais certaines des coutumes religieuses des Indiens les choquèrent. Le polythéisme permettait aux membres d’une tribu d’honorer leur chef à l’égal d’un dieu, même après sa mort. Le corps d’un chef décédé était dépouillé de sa chair et des parties putrescibles, puis une fois la peau remise en place sur le squelette, le cadavre était exposé sur une plate-forme abritée par un toit.

Aux pied du mort, on disposait des sacs faits d’herbes tressées contenant la chair du mort préalablement boucanée. Les sorciers de la tribu jouissaient d’un grand respect, car on les croyait en communication avec les mauvais esprits; ils vivaient près des dépouilles mortelles des chefs et marmottaient des prières nuit et jour.

Autre rite : de grandes festivités étaient organisées régulièrement entre tribus, et elles se terminaient généralement par des danses rituelles après le coucher du soleil.

Aquarelles par John White (1577-1590, British Museum, Londres (Lee Boltin).

D’après L’Âge des Découvertes par John R. Hale et les Rédacteurs des Collections Time-Life, 1967. 

Un Indien avec sa pirogue. Aquarelle de John White. Image libre de droits.

Un Indien avec sa pirogue. Aquarelle de John White. Image libre de droits.

Vidés de toutes parties internes et décharnés, les corps des chefs indiens étaient exposés sous la protection d’une idole (à droit sur le dessin). Aquarelle de John White. Image libre de droits.

Vidés de toutes parties internes et décharnés, les corps des chefs indiens étaient exposés sous la protection d’une idole (à droit sur le dessin). Aquarelle de John White. Image libre de droits.

La danse mystique faisait partie des festivités auxquelles étaient invités les tribus voisins. Au centre, trois vierges dansent. Devant des pieux sculptés de têtes humaines, des danseurs, portant dans le dos le signe de leur village, bondissent.

La danse mystique faisait partie des festivités auxquelles étaient invités les tribus voisins. Au centre, trois vierges dansent. Devant des pieux sculptés de têtes humaines, des danseurs, portant dans le dos le signe de leur village, bondissent.

  Le point de vue des indigènes

L’intrusion des explorateurs et des marchands européens dans leurs domaines provoqua la même réaction chez les habitants de l’Asie, de l’Afrique et des Amériques : les Blancs étaient les plus étranges créatures qu’ils eussent jamais vues. Une fois le premier contact établi, les divers peuples « découverts » adoptèrent des attitudes variées, allant de la crainte à la terreur, d’intérêt amusé au dédain. Avec un talent primitif, les artistes indigènes traduisirent ces sentiments dans des modes d’expression variés, allant du totem et de la tapisserie ou de la sculpture sur bois au dessin sur laque des paravents.

On retrouve dans ces œuvres un témoignage d’une grande fraîcheur et parfois révélateur de l’allure, des manières et des mœurs des explorateurs débarquant sur ces rivages.

Ce fragment d'un paravent de papier représente les commerçants portugais chevauchant leurs splendides montures; les Japonais n'estimaient pas que ces Européens fussent beaux ou raffinés, car pour eux tous les Occidentaux étaient grossiers; ils avaient le nez large, la moustache arrogante, les jambes longues. Ils portaient aussi des pantalons trop amples, dont les Japonais aimaient à exagérer les formes. Cependant, le physique de l'Européen paru acceptable à l'Asiatique si l'Occidental avait su compenser son étrangeté par de bonnes manières. Considérant que les étrangers, pour la plupart du moins, étaient grossiers, les Japonais ne tolérèrent cette présence barbare qu'un court temps. En 1638, un siècle à peine après l'arrivée au Japon des premiers Européens, le shogun régnant et ses ministres expulsèrent les étrangers, à l'exception de quelques Hollandais bien en cour. Au préalable, ils prirent la précaution de croiser leurs poneys mongols avec les pur-sang arabes des intrus, plus élancés et plus robustes. Course de chevaux, détail d'un paravent japonais, peinture sur papier, début du XVIIe siècle. Galery Suntory, Tokio (T. Tanuma).

Ce fragment d’un paravent de papier représente les commerçants portugais chevauchant leurs splendides montures; les Japonais n’estimaient pas que ces Européens fussent beaux ou raffinés, car pour eux tous les Occidentaux étaient grossiers; ils avaient le nez large, la moustache arrogante, les jambes longues. Ils portaient aussi des pantalons trop amples, dont les Japonais aimaient à exagérer les formes. Cependant, le physique de l’Européen paru acceptable à l’Asiatique si l’Occidental avait su compenser son étrangeté par de bonnes manières. Considérant que les étrangers, pour la plupart du moins, étaient grossiers, les Japonais ne tolérèrent cette présence barbare qu’un court temps. En 1638, un siècle à peine après l’arrivée au Japon des premiers Européens, le shogun régnant et ses ministres expulsèrent les étrangers, à l’exception de quelques Hollandais bien en cour. Au préalable, ils prirent la précaution de croiser leurs poneys mongols avec les pur-sang arabes des intrus, plus élancés et plus robustes. Course de chevaux, détail d’un paravent japonais, peinture sur papier, début du XVIIe siècle. Galery Suntory, Tokio (T. Tanuma). Gravure libre de droits.

Sur ce tapis persan du XVIe siècle, d'étranges inconnus approchent de la côte à bord de leur haut vaisseau. Détail d'un tapis d'Ispahan, Perse, laine, XVIe siècle. Musée des Tissus, Lyon (André Gamet-Rapho, Rapho Guillumette).

Sur ce tapis persan du XVIe siècle, d’étranges inconnus approchent de la côte à bord de leur haut vaisseau. Détail d’un tapis d’Ispahan, Perse, laine, XVIe siècle. Musée des Tissus, Lyon (André Gamet-Rapho, Rapho Guillumette).