Histoire du Québec

Le raid d'Oka

Le raid d’Oka foire

 L’échec complet de la tentative de raid effectué par la Sûreté du Québec à Oka (11 juillet 1990), au nord de Montréal, a plongé le gouvernement du Québec dans une crise majeure et gonflé la détermination des Mohawks qui bloquent maintenant toute circulation sur un tronçon routier d’Oka et sur le pont Mercier, menant sur la rive sud de Montréal.

Arrivé en renfort de Québec, le caporal Marcel Lemay, 31 ans, a été abattu d’une balle au cœur, lorsque les policiers de la Sûreté du Québec ont investi en nombre le terrain boisé où sont encore barricadés les Mohawks à Oka.

Au moment de la fusillade survenue vers 8h 40, le caporal Lemay était dans un bosquet, à une dizaine de mètres de la barricade. Le membre du groupe d’intervention de l’unité d’urgence de la SQ de Québec, s’est écroulé, mortellement touché. L’échange de coups de feu a immédiatement cessé, et les agents de la SQ ont évacué leur collègue blessé. Le policier a été transporté d’urgence à Saint-Eustache où il est mort, vers 10 h 15.

L’affrontement entre policiers et Mohawks a duré un peu plus de trois heures. Une tentative de démantèlement de la barricade, qui longeait la route 344, a dégénéré en fusillade nourrie entre policiers et autochtones. Des centaines de coups de feu ont été tirés, souvent à l’aveuglette ou à travers un écran de gaz lacrymogènes, même si la fusillade n’a duré qu’une vingtaine de secondes.

Le raid de la SQ a été un échec sur tous les plans. En plus de coûter la vie à un policier, l’opération s’est soldée par un renforcement des barricades des Mohawks.

Le retrait des policiers a provoqué une véritable frénésie chez les Mohawks, qui ont détruit six véhicules laissés derrière par les policiers en déroute.

(C’est arrivé le 11 juillet 1990)

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Crise d’Oka, confrontation. Photo: La Presse Canadienne /Shaney Komulainen