Histoire du Québec

Les quatre NON de Pape Jean-Paul II

Les quatre NON de Jean-Paul II

Le pape Jean-Paul II lance un nouveau projet de société

Le 20 mai 1985, le pape Jean-Paul II a opposé quatre NON retentissants aux injustices sociales et aux totalitarismes dans le monde et il a lancé un projet de société, bâti sur la solidarité, la justice et la participation

Le 20 mai 1985, le pape Jean-Paul II a opposé quatre NON retentissants aux injustices sociales et aux totalitarismes dans le monde et il a lancé un projet de société, bâti sur la solidarité, la justice et la participation.

De l’église de Notre-Dame de Laeken à Bruxelles, devant la tombe du cardinal Joseph Cardijn, pionnier du syndicalisme chrétien, le souverain pontife s’est fait l’interprète des travailleurs chrétiens en déclarant avec force :

  • NON au scandale du chômage qui prive les travailleurs de leur droit majeur : le droit pour tous de gagner leur pain quotidien par le travail, car cette situation les atteint dans leurs revenus et surtout dans leur dignité humaine.
  • NON au racisme et à la xénophobie, y compris sous leurs formes insidieuses qui empêchent la reconnaissance des spécificités culturelles et religieuses des travailleurs immigrés et des réfugiés politiques.
  • NON à tous les totalitarismes, qu’ils soient ceux d’Etats, des puissances d’argent ou des idéologies.
  • NON aux solutions de la crise qui feraient croître les inégalités entre les peuples.

Le pape a revendiqué pour l’Eglise catholique la capacité de guider sûrement le monde des travailleurs. Lui-même ancien ouvrier pendant la Deuxième guerre mondiale, il a mis en garde la classe ouvrière contre les idéologies athées et matérialistes.

À propos de justice sociale, le chef de l’Eglise catholique a fait une allusion remarquée aux impôts en déclarant : il est normal de revoir la répartition des revenus, de contrôler les revenus spéculatifs que ne naissent pas du travail. Jean-Paul II a exhorté les ouvriers catholiques à combattre les mécanismes de domination qui écrasent les hommes, en souhaitant une solidarité sans fermeture au dialogue ni à la collaboration avec d’autres groupes sociaux non chrétiens.

Le souverain pontife a indiqué les risques d’une société dont la moitié des membres seraient des assistés, d’un manque de solidarité mondiale devant l’aggravation de la misère et de la faim et d’une course folle et suicidaire aux armements.

Le monde est menacé

Le pape croit que le monde est menacé d’autodestruction

Le 24 mars 1985, Jean-Paul II a lancé un appel à tous les chrétiens pour qu’ils s’engagent à sauver le monde menacé aujourd’hui d’autodestruction comme jamais dans le passé.

Le pape visitait Telespazio, à 150 kilomètres à l’est de Rome, l’un des centres les plus importants du monde pour l’utilisation pacifique de l’espace, selon les dirigeants.

L’humanité est en train de vivre un moment dramatique, a déclaré le chef de l‘Eglise catholique dans un paysage de guerre des étoiles, entouré de barrières et de grilles, au pied de 25 gigantesques antennes paraboliques de 30 mètres de diamètre, tandis que des soldats armés de mitraillettes montaient la garde dans leurs tourelles, et que les chiens-loups surveillaient les abords de l’enceinte.

Le souverain pontife a invité les fidèles à invoquer l’assistance de la Vierge dans l lutte contre le mal et en faveur de la paix dans le monde. Il a condamné la destruction de produits pour sauver le commerce : c’est en défendant les fruits de la terre qu’on aide aux jeunes à revenir à l’agriculture. A la suite de l’appel du pape, les coopératives de Fucino ont décidé d’envoyer au Liban 50 000 quintaux de pommes de terre, excédents destinés à être détruits.

Autodestruction du monde

Le monde, s’autodétruira-t-il ? Image : Megan Jorgensen et Histoire-du-Quebec.ca