Histoire du Québec

Premier siège de Québec

Premier siège de Québec

Le 19 août 1690, une flotte anglaise composée de 32 vaisseaux part du port de Hull, situé à une dizaine de kilomètres de Boston, en direction de Québec.

Sir William Phips, commandant de l’expédition, espère se rendre à Québec le 16 octobre. Le même jour, sir Phips envoie le major Thomas Savage comme émissaire auprès de Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France. Le parlementaire devra présenter un ultimatum demandant de rendre la forteresse sans combattre sous crainte de répressions.

Quand le major Savage débarque, on le guide vers le château Saint-Louis le long de ruelles étroites et sinueuses, bien barricadées, avec des canons de campagne installés à chaque coin. Ce que le major ignore, c’est que quand il tourne dans une nouvelle ruelle, on déplace vite le seul canon disponible et on le met à l’endroit où Savage passera dans quelques minutes. (Évidemment, on peut s’étonner que l’on puisse déplacer si rapidement un canon dans des ruelles escarpées. Surtout que le canon en question devait être suffisamment imposant, et donc terriblement lourd, pour impressionner ce brave major. Mais bon…)

La réponse de Frontenac à la sommation britannique est bien connue: «Je n’ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons.»

Ensuite, François de Laval, évêque de Québec, intercède et supplie le gouverneur d’épargner le major Savage. Frontenac accède à la supplique et laisse partir l’émissaire qui raconte à son commandant que les Français sont bien préparés à l’attaque, qu’ils ont de bons canons et qu’ils sont sauvages, courageux et cruels. À Québec, tout le monde se félicite de cette journée où le gouverneur et l’évêque ont joué des rôles importants.

Siège de Québec

Gouverneur Frontenac et siège de Québec

Le gouverneur Frontenac reçoit les parlementaires anglais lors du siège de Québec en 1690. Illustration : auteur C. W. Jefferys, vers 1925, image du domaine public

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